Vaccination réactive : Une nouvelle stratégie pour prendre de vitesse les variants

Dans un avis rendu ce 21 juin, la Haute Autorité de Santé préconise la « vaccination réactive ». Comprendre, vacciner les proches d’une personne infectée avant qu’ils ne soient à leur tour contaminés.

Infection d’un patient, vaccinations de ses proches. Voilà en substance la nouvelle stratégie vaccinale conseillée par la Haute Autorité de Santé. « La HAS préconise une stratégie de vaccination réactive », nomme l’Institution dans un avis rendu public de 21 juin.

C’est à la demande de la Direction Générale de la Santé que ce nouveau plan de bataille a été concocté. Son objectif ? Compléter la stratégie Tester-Alerter-Protéger dans le contexte de la diffusion de variants émergeants. « Alors que l’épidémie de Covid-19 diminue, les nouveaux variants du virus SARS-CoV-2 font l’objet d’une attention particulière et posent plusieurs questions :  celle de la transmissibilité du virus, de la gravité des cas d’infection ou encore celle de l’échappement immunitaire vis-à-vis des différents vaccins disponibles », rappelle la HAS. Des inconnues dont l’Institution espère limiter l’impact avec l’application de cette nouvelle mesure.  

Mais concrètement, de quoi s’agit-il ? « La stratégie de vaccination dite réactive consiste à vacciner l’ensemble de l’entourage des cas (c’est-à-dire l’ensemble des individus du foyer du cas détecté, des personnes à son lieu de travail et/ou à l’école/université) », explicite la HAS. Une nouvelle règle de conduite, donc, pensée pour limiter le nombre de contaminations secondaires et donc la propagation des variants émergeants sur le territoire national. « Les données disponibles indiquent que les vaccins à ARNm offrent une meilleure efficacité après une dose ainsi qu’un début de protection plus précoce. (…) Dans la situation actuelle, l’utilisation des vaccins à ARNm devrait donc être privilégiée dans le cadre d’une telle intervention », précise l’organisation de santé.  

Une stratégie dont la réussite dépend pour autant de nombreux facteurs. À savoir l’adhésion de la population au vaccin, la rapidité de la réponse vaccinale dès la détection d’un premier cas et, enfin, la mobilisation immédiate de la chaîne de soin. « La mise en œuvre de cette [stratégie] nécessite la mobilisation rapide de l’ensemble des acteurs pour l’administration du vaccin dans les lieux fréquentés par l’entourage des cas, par exemple par l’intermédiaire d’une équipe mobile ou de centres de vaccination éphémères, mais aussi de l’ensemble des professionnels de santé en ville et en médecine du travail », détaille la HAS.

Malgré les terrasses des cafés qui se remplissent, ce branle-bas de combat nous rappelle que le front n’est pas encore dégagé…

Portrait de Julia Neuville

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