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Dans ce courrier de 18 pages, largement diffusé sur les réseaux sociaux, l’auteur, qui se présente comme étudiant en médecine, affirme que des informations confidentielles auraient circulé en amont du concours sur une boucle Telegram, réunissant des étudiants, professeurs d’université et patients standardisés.
Cette année « les sujets et grilles de correction ont été diffusés gratuitement », avance-t-il, déclarant avoir bénéficié lui-même de ces informations.
À l’appui de ses accusations, le courrier comporte plusieurs documents présentés comme étant ceux des dix stations des épreuves 2026, dont des grilles d’évaluation destinées aux examinateurs et qui ne sont jamais publiées - « même en aval » - rappelle l’Association nationale des étudiants en médecine (Anemf).
Des milliers de places de gagnées
L’auteur de la lettre soutient que cette fraude à grande échelle aurait permis à certains candidats de gagner plusieurs milliers de places dans les classements entre les EDN (qui se tiennent à l’automne) et les ECOS (en juin).
La lettre fait également état d’irrégularités plus locales pendant les épreuves : « surveillants qui donnent des indices (…) mots cachés dans les toilettes » ou encore patients ou personnels soignants qui orienteraient les candidats.
L’Anemf elle-même indique avoir reçu plusieurs signalements de situations susceptibles de constituer des « ruptures d’équité » entre les candidats. Elle demande désormais que les ECOS n’entrent plus dans le classement mais deviennent uniquement validants.
Selon nos informations, des recours en justice ont été engagés, tandis que des pétitions circulent parmi les étudiants.
À ce stade, ces allégations reposent sur un témoignage anonyme. L’authenticité des documents et surtout leur éventuelle diffusion avant les épreuves restent évidemment à établir.