Un nouveau centre de médecins 100% retraités veut s’implanter à Grenoble et lance un appel aux dons

Article Article

Après deux premières implantations à Paris, les Centres de Spécialités Médicales Odon Vallet (CSMOV), reposant sur l’engagement de médecins retraités, annoncent l’ouverture d’un site à Grenoble d’ici fin 2026. Le projet, qui revendique un accès aux soins sans dépassement d’honoraires, s’appuie cette fois sur une campagne de financement participatif.

Un nouveau centre de médecins 100% retraités veut s’implanter à Grenoble et lance un appel aux dons

© Midjourney x What's up Doc

Le dispositif n’est plus un prototype. À Paris, deux centres sont déjà en activité, avec « plus de 50 médecins retraités » mobilisés pour « environ 200 patients reçus chaque jour », selon les chiffres avancés par l’association.

Le principe reste identique : proposer des consultations en secteur 1, assurées par des praticiens expérimentés, souvent anciens PU-PH. L’objectif affiché est double : améliorer l’accès aux soins et éviter une perte de compétences liée au départ à la retraite.

« Nos médecins sont souvent d’anciens responsables de service de CHU […] qui veulent continuer à exercer leur art et faire profiter le public de leur savoir-faire inestimable », explique Jérémy Renard, directeur et cofondateur des CSMOV.

Un projet grenoblois déjà structuré

Le futur centre doit s’implanter sur le site du CHU Grenoble Alpes (site Sud à Échirolles). Une vingtaine de médecins ont déjà signé des lettres d’intention, pour un objectif de 40 à 50 praticiens à terme.

L’association indique également avoir obtenu un numéro FINESS délivré par l’ARS, présenté comme « une autorisation d’exercer ».

Le projet est notamment porté localement par le Pr Hervé Pelloux, professeur de médecine émérite, et s’inscrit dans un écosystème marqué par la présence d’un CHU et d’un tissu de start-up en santé, via le cluster MEDICALPS.

https://www.whatsupdoc-lemag.fr/video/la-retraite-ces-medecins-continuent-de-soigner

Le pari du financement participatif

Contrairement aux ouvertures parisiennes, le développement grenoblois repose en partie sur un appel aux dons, lancé via la plateforme HelloAsso. Sur les 100 000 € attendus, un peu plus de 11 000€ ont été récoltés en 3 jours.

L’association met en avant son statut d’intérêt général, permettant une réduction fiscale de 66 % pour les particuliers et 60 % pour les entreprises.

Le recours au crowdfunding est présenté comme un moyen « d’accélérer » le projet sans attendre des soutiens institutionnels.

Pour l’instant, le CSMOV affirme être en discussion avec « trois autres grandes villes », signe d’une volonté d’essaimage rapide — qui devra être confrontée à la réalité du terrain.

Aucun commentaire

Les gros dossiers

+ De gros dossiers