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Le corps du médecin, âgé de 62 ans, a été découvert inanimé au petit matin devant son cabinet médical par une infirmière, selon les informations rapportées par Le Pays Malouin. Les secours, notamment le Samu, rapidement intervenus, n’ont pas pu le réanimer.
Une arme à feu aurait été retrouvée à proximité et « la piste privilégiée est celle du suicide », indique le procureur de la République cité par Ouest-France.
Une figure médicale isolée dans un territoire fragile
Installé depuis plus de dix ans dans cette commune d’Ille-et-Vilaine située entre Dol-de-Bretagne et Saint-Malo, Javier Lafuente était le seul médecin généraliste d’Hirel. Sa disparition laisse donc un vide immédiat dans l’accès aux soins.
Originaire d’Andalousie, le médecin exerçait depuis 2013 dans la commune. Selon Ouest-France, il souffrait de « sérieux problèmes de santé ».
Une émotion forte et une profession sous tension
La disparition du praticien a suscité une vive émotion au sein de la population et de la communauté médicale locale.
Le président du conseil de l’Ordre des médecins d’Ille-et-Vilaine, Pierrick Batail, a réagi dans Ouest-France : « Je suis attristé à titre personnel de la perte de ce confrère très estimable ». Il décrit « un homme discret, attachant et un médecin très apprécié de ses patients ».
Au-delà de l’émotion, il alerte sur un phénomène plus large, évoquant « la récurrence de ce genre de drame » et rappelant que « la profession devient très difficile à exercer ».
Un drame individuel, un signal collectif
Si les causes exactes du décès doivent encore être confirmées par l’enquête en cours, ce drame s’inscrit dans un contexte plus large de fragilisation de l’exercice médical, en particulier en médecine générale et en zones sous-dotées.
Isolement professionnel, charge de travail, responsabilité médicale, conditions d’exercice dégradées : autant de facteurs régulièrement identifiés dans les situations de souffrance des soignants.
Ce décès rappelle brutalement la vulnérabilité de certains médecins, et la nécessité de mieux structurer les dispositifs de soutien et de prévention au sein de la profession.
Soignants, si vous êtes à bout, si l’un de vos collègues est à bout, pensez contactez le SPS, l'institut pour la santé des soignants au 0 805 23 23 36, ou la maison des soignants.
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