Un « guide du routard » pour le tourisme médical

Les bons conseils de l’association internationale de chirurgie esthétique

 « Nous n’encourageons pas les patients à se rendre à l’étranger pour une intervention de chirurgie plastique ou esthétique, mais nous savons qu’ils le font de toutes façons », explique Catherine Foss, la directrice exécutive de l’International association of aesthetic plastic surgery (ISAPS, association internationale de chirurgie plastique et esthétique). C’est en partant de ce constat que son organisation, qui fait figure de référence internationale en matière de chirurgie esthétique, a mis au point un guide de voyage médical, accessible en ligne pour tous les patients qui désirent se faire opérer à l’étranger. Ce guide prodigue des conseils pour minimiser les risques liés à toute intervention ayant lieu hors du pays de résidence du patient.

Car comme l’explique le Dr. Charles Volpei, président de la Société française de chirurgie esthétique et plastique (SOFCEP), « le voyage médical est toujours, quelque part, un risque ». Quand on est loin de chez soi, tout peut arriver. Certains patients n’ont jamais vu le chirurgien qui va les opérer. Attirés par un prix modique, ils peuvent se lancer dans un projet sans vérifier les titres de ce praticien. Des complications sont susceptibles de surgir après le retour au domicile. Et si le chirurgien qui a opéré se trouve à des milliers de kilomètres, comment peuvent-elles être prises en charge ?

Pour minimiser ces risques, le « guide de voyage médical » de l’ISAPS donne des conseils aux futurs patients : choisir un établissement où l’on parle sa langue, chercher à entrer en contact avec le chirurgien avant l’intervention, rester sur place une semaine au moins après l’intervention pour pouvoir faire face à d’éventuelles complications…

Une assurance spécifique

Mais le plus important, pour l’ISAPS, tient en une phrase : « Si vous prévoyez de vous rendre hors de votre pays de résidence pour suivre une opération de chirurgie plastique, choisissez un membre de l’ISAPS », explique son « guide ». Les conditions pour faire partie de cette association sont en effet sévères et constituent un gage de sécurité : il faut être un membre réputé de la société de chirurgie plastique du pays dans lequel on réside, être parrainé par écrit par deux membres de l’ISAPS, exercer depuis au moins trois ans après la fin de sa formation…

Et pour plus de sécurité face au risque lié au voyage médical, l’ISAPS offre aussi une assurance spécifique. Pour éviter que les patients ne se retrouvent le bec dans l’eau (et que les chirurgiens ne soient pas payés), « ISAPS Insurance » couvre les coûts liés à toute complication survenant dans les deux ans suivant l’intervention à l’étranger, et garantit que les éventuelles opérations nécessaires seront effectuées par un chirurgien membre de l’ISAPS. Car, comme l’explique le Dr. Charles Volpei, il ne faut jamais oublier que « la prise en charge chirurgicale ne s’arrête pas au geste ».

Source: 

Adrien Renaud

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