Tests salivaires : Les écoliers, invités à cracher pour la bonne cause !

À partir de ce 22 février, les tests salivaires s’invitent dans les écoles françaises. D’ici quinze jours, 200 000 tests devraient être réalisés chaque semaine.
 

Sonneries, appels et tests salivaires. Voilà le nouvel emploi du temps qui se dessine pour les écoliers français. A partir de ce lundi 22 février, le ministre de l’Éducation Nationale a annoncé que cette nouvelle génération de tests devait être déployée dans les établissements scolaires. À commencer par ceux de la zone A qui sont les premiers à rouvrir leurs portes après les vacances d’hiver.
 
Le 11 février dernier, la Haute Autorité de Santé donnait son feu vert quant au déploiement de cette nouvelle méthode de dépistage dans des populations ciblées. Plus facile à accepter, plus simple à prélever… Ils présentent de nombreux avantages. « Avec les tests salivaires, nous pensons que presque tout le monde acceptera de se faire tester », a indiqué Jean-Michel Blanquer sur BFM-TV ce week-end.
 
Ainsi, le ministre de l’Education a assuré qu’entre "50 000 et 80 000 tests" salivaires seraient réalisés dès cette semaine. Un score qui devrait ensuite se stabiliser à 200 000 tests hebdomadaire dans les écoles françaises – soit une toute petite fraction des 12,5 millions de personnes qui s’assoient chaque jour sur les bancs de l’école.  
 
Concrètement, comment cela va-t-il se dérouler ? Réalisés par crachat plus de trente minutes après avoir mangé, bu, fumé ou s’être brossé les dents, ces tests salivaires doivent ensuite être envoyés dans les cinq heures à des laboratoires pharmaceutiques. Par technique RT-PCR, ces derniers sont ensuite chargés de les analyser. Les résultats doivent tomber un à deux jours après le prélèvement. Pas question, en effet, de confondre vitesse et précipitation. Estimant la « sensibilité » des tests salivaires rapides trop « faible », Olivier Véran a préféré les écarter du dispositif.
 
Toujours est-il que la fiabilité de ces tests RT-PCR salivaires demeure environ 3 à 11 % inférieure à ceux sur prélèvement nasopharyngé. « Mais reste supérieur aux seuils fixés pour valider les tests », a indiqué la Haute Autorité de Santé. Un point faible d’ailleurs largement compensé par sa praticité.

Portrait de Julia Neuville

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