Ségur : ne pas oublier le financement et la gouvernance !

Les négociations sur les salaires du Ségur ne doivent pas occulter les réformes indispensables du financement de la santé et de la gouvernance hospitalière, selon le Collectif inter hôpitaux (CIH).

Dans le cadre du Ségur de la Santé, la négociation sur les salaires ne doit pas occulter les réformes indispensables du financement de la santé et de la gouvernance hospitalière, estime le Collectif inter hôpitaux (CIH) dans un communiqué daté du 30 juin.
 
À propos du volet financement, le collectif est persuadé qu’une refonte du financement, de la T2A et de l’ONDAM sont nécessaires pour permettre le suivi et le traitement des maladies chroniques, des patients âgés polypathologiques, des plus isolés et précaires.... Par ailleurs, « pour les activités standardisées, il faut rapprocher les tarifs de financement des coûts des prises en charge ».

Associer tout le monde aux prises de décisions

Le CIH plaide également depuis longtemps pour une réforme de la gouvernance. Il s’est récemment opposé au rapport Claris qui ferait toujours du directeur le seul patron à l’hôpital. Le collectif demande donc que « TOUS les personnels hospitaliers et les usagers soient associés aux prises de décisions. Il faut entendre la demande d'une démocratie participative à tous les échelons. Ceux qui, tout en faisant fonctionner l'hôpital, ne se sentent plus entendus, plus considérés. »
 
Enfin, sur la partie rémunération, le collectif demande qu’on accorde une attention particulière aux internes et jeunes médecins « qui sont rétribués de façon indécente ». Des internes à qui le gouvernement vient de proposer une revalorisation allant de 155 euros mensuels brut en première année à 112,6 en dernière année.

Augmenter les effectifs

Par ailleurs, la hausse des salaires devra prendre en compte le différentiel entre les salaires du public et du privé, estime le collectif. Une augmentation des salaires qui ne sera pas suffisante pour stopper l’hémorragie de personnels, selon le CIH qui pense qu’il faut « augmenter les effectifs paramédicaux ou médicaux pour rétablir des conditions de travail supportables et garantir la qualité des soins ».
 
Enfin, le collectif demande qu’un texte de synthèse du Ségur soit rédigé pour que l’on puisse le discuter et « qu'on ne le découvre pas vendredi après-midi lors de la réunion du comité Ségur ». Car il s’agit d’une semaine « cruciale ».

Portrait de Julien Moschetti

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