Santé, social et médico-social, appelés à se mobiliser !

Le 21 janvier prochain, les professionnels médicaux et paramédicaux sont appelés à manifester. Une mobilisation d’ampleur pour réclamer de meilleurs salaires, plus de personnels et la fin des fermetures de lits !

Les professionnels médicaux et paramédicaux sont vent debout ! Après le lancement de la grève illimitée des praticiens hospitaliers, c’est à leur tour d’être appelés à se soulever le 21 janvier prochain. Une invitation à battre le pavé formulée par de nombreux syndicats (CGT, SUD, CFE-CGC, APH, AMUF) et collectifs (inter-hôpitaux, inter-urgences, inter-blocs, coordination nationale). « Le Ségur, pensé uniquement pour éteindre le feu, a été fait dans l’urgence sans prendre en compte l’intégralité des problématiques », a martelé Murielle Stivala, secrétaire générale de la Fédération de la santé et de l'action sociale CGT, lors d’une conférence de presse organisée ce 18 janvier.  
 
À commencer par les inégalités de traitement introduites par ce plan d’ampleur. « Il y a un gros problème au niveau des oubliés du Ségur », a rappelé Thierry Amouroux, porte-parole du Syndicat national des professionnels infirmiers (SNPI-CFE CGC), qui exige que les revalorisations salariales induites par le Ségur intègrent dès à présent les salariés du social et du médico-social. « Et pour ceux qui ont ressenti les effets du Ségur, nous sommes loin des attentes de départ », a-t-il rappelé, soulignant que la France est encore loin des salaires moyens européens.
 
Une revendication salariale forte que le Ségur n’a pas su apaiser qui s’ajoute à celles prônées depuis de nombreuses années par les syndicats protestataires.  « Depuis deux ans, nous réclamons plus de lits et plus de personnels », résume Pierre Schwob Tellier du Collectif Inter-Urgences. Des objectifs qui seraient bien loin d’être atteints malgré la crise sanitaire. « On voit bien que dès le déconfinement, les plans de fermeture de lits ont repris », souligne Thierry Amouroux qui assure que nous sommes le seul pays au monde à réduire ses capacités en pleine pandémie. « Entre l’hôpital Nord de l’AP-HP, le CHU de Nantes ou encore celui de Nancy : les exemples ne manquent pas ! », énumère de son côté la secrétaire générale de la CGT.
 
Autre point qui crispe : le manque croissant de personnel. « On manque de lits, car on manque de personnel ! », assure le syndicaliste Christophe Prudhomme, porte-parole de l'Association des Médecins Urgentistes de France. Un avis soutenu par son confrère Thierry Amouroux qui assure que l’AP-HP a notamment supprimé 2 600 postes de médecins en 2019.  « Si on compte les heures supplémentaires et le recours à l'intérim, les effectifs manquants sont encore bien plus nombreux », assure-t-il. Une liste longue comme le bras à laquelle il faut ajouter le secteur médico-social. « Dans les trois prochaines années, Martin Hirsch nous promet 1 200 postes en médico-social alors qu’il en a fermé 3 000 », s’insurge-t-il.

Une colère sourde qu’ils porteront à bout de bras devant le ministère de la Santé le 21 janvier prochain. « Pour permettre à tous les salariés d’être présents, un rassemblement est prévu devant le ministère de 10h à 15h », indique Murielle Stivala qui souligne que quelques opérations devant les Agences Régionales de Santé sont également prévues sur le reste du territoire.

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