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Un appel à candidatures ouvert jusqu’au 6 mars
Le HCSP recrute, pour la période 2026-2030, environ vingt personnalités qualifiées au sein de chacune de ses cinq commissions spécialisées, ainsi que cinq membres appelés à siéger au collège. Les candidatures sont ouvertes aux experts, chercheurs, universitaires et professionnels de santé, y compris dans le champ des sciences humaines et sociales. La date limite de dépôt des dossiers est fixée au vendredi 6 mars à minuit, via la plateforme sécurisée du HCSP.
À l’issue de la procédure, les candidatures seront examinées par un comité de sélection majoritairement composé de scientifiques, réuni par le Pr Didier Lepelletier, directeur général de la Santé. La liste des membres retenus sera ensuite proposée au ministre chargé de la Santé, qui procédera aux nominations par arrêté.
Une instance consultative au rôle structurant
Créé par la loi du 9 août 2004 relative à la politique de santé publique et installé en 2007, le Haut Conseil de la santé publique est une instance d’expertise indépendante placée auprès des pouvoirs publics. Ses missions ont été renforcées par la loi du 26 janvier 2016 de modernisation de notre système de santé.
Le HCSP contribue à l’élaboration, au suivi et à l’évaluation de la stratégie nationale de santé. Il fournit aux autorités publiques l’expertise nécessaire à la gestion des risques sanitaires, à l’évaluation des politiques de prévention et de sécurité sanitaire, et développe des réflexions prospectives en santé publique. Il participe également à l’élaboration d’une politique globale de santé de l’enfant.
Les avis et rapports du HCSP constituent une base de travail régulièrement mobilisée par les autorités sanitaires, notamment dans les domaines de la prévention, de la gestion des crises et de l’organisation du système de santé.
Cinq commissions spécialisées, au cœur des enjeux actuels
À partir de 2026, le HCSP s’organisera autour d’un collège et de cinq commissions spécialisées. La commission « Maladies infectieuses et maladies émergentes » est chargée de l’analyse des risques infectieux susceptibles de menacer la santé de la population et de l’évaluation des stratégies de gestion de ces risques.
La commission « Déterminants de santé et maladies non transmissibles » travaille sur les déterminants individuels, sociaux et environnementaux de la santé, les politiques de promotion de la santé, ainsi que les enjeux économiques, juridiques et éthiques.
La commission « Risques liés à l’environnement » analyse les risques environnementaux et professionnels pouvant avoir un impact sur la santé de la population. La commission « Système de santé et sécurité des patients » s’intéresse aux risques liés à l’organisation des soins et aux pratiques professionnelles. Enfin, la commission « Santé des enfants et des jeunes / approche populationnelle » contribue à l’élaboration d’une politique de santé globale pour les enfants, les adolescents et les jeunes adultes.
Chaque commission comprend des membres de droit et vingt à vingt-cinq personnalités qualifiées, issues de disciplines complémentaires.
Une place pour les médecins dans la fabrique des politiques de santé
Pour les médecins, siéger au HCSP signifie intervenir en amont des décisions de santé publique, au moment où se construisent les avis, recommandations et analyses prospectives. Cette participation permet de faire remonter l’expertise clinique, la connaissance des pratiques de terrain et les contraintes réelles du système de soins dans les travaux d’expertise collective.
Dans un contexte marqué par la progression des maladies chroniques, les risques environnementaux, la récurrence des crises sanitaires et les tensions sur l’organisation des soins, le renouvellement des instances du HCSP constitue un moment clé pour infléchir les orientations nationales.
Un engagement bénévole, avec une implication réelle
Siéger au Haut Conseil de la santé publique ne constitue pas une activité rémunérée au sens classique. Les membres du collège et des commissions spécialisées exercent leur mission à titre bénévole, dans le cadre d’une fonction d’expertise indépendante, sans contrat de travail avec l’État. Cet engagement implique une participation assidue aux réunions, la contribution à des travaux d’analyse et de rédaction d’avis ou de rapports, ainsi qu’un investissement variable selon le rôle exercé et l’actualité des saisines. Les membres du collège ou les présidents de commission sont généralement plus sollicités. Pour les médecins en activité, il s’agit donc d’un engagement exigeant, à mener en parallèle de leur exercice professionnel, mais offrant la possibilité d’intervenir directement sur les orientations de santé publique.
La notice explicative et le dossier de candidature peuvent être consultés et complétés directement sur le site internet sécurisé du Haut Conseil de la santé publique
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