Réseau France Santé : l'Assurance maladie et les soignants commencent à définir le champs d'action

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L'Assurance maladie a entamé ce jeudi des négociations avec des représentants des professionnels de santé, prévues jusqu'à mai, pour définir « le cahier des charges » du nouveau label « France Santé », qui vise à améliorer l'accès aux soins.

Réseau France Santé : l'Assurance maladie et les soignants commencent à définir le champs d'action

© Midjourney x What's up Doc

 

La loi de financement de la sécurité sociale (LFSS) votée en décembre a prévu un budget de 150 millions d'euros pour financer la mise en place du nouveau « réseau France santé », soit la labellisation d'ici 2027 de 5 000 structures existantes (maisons et centres de santé, bus de santé, pharmacies « associées » avec des médecins...). 

En échange d'une subvention de 50 000 euros, elles s'engagent à fournir « une réponse » aux demandes en soins des patients dans les 48 heures.

« Ma responsabilité (...) c'est de négocier le cahier des charges » du label, et ces discussions avec les soignants ont débuté ce matin, avec « l'objectif de les finaliser (...) pour le début du mois de mai », a dit le directeur de l'Assurance maladie Thomas Fatôme, auditionné par la délégation aux collectivités territoriales du Sénat.

Ces négociations doivent fixer des objectifs, notamment « en termes d'accès aux soins, de prévention, parcours de soins, de réponse aux soins non programmés », a-t-il détaillé.

Des critères annoncés souples

Pendant les débats parlementaires, la ministre de la Santé Stéphanie Rist avait promis un cahier des charges « très souple », avec quelques critères importants : une ouverture minimum cinq jours par semaine, pas de dépassement d'honoraires, et la possibilité de fournir un rendez-vous dans les 48 heures si l'état de santé du patient le nécessite.

La subvention de 50 000 euros peut permettre l'embauche d'une infirmière de pratique avancée, financer l'agrandissement des locaux pour accueillir un « docteur junior » (jeunes médecins en dixième année d'études de médecine générale), ou encore payer une cabine de téléconsultation en pharmacie, en lien avec les soignants du territoire, avait-elle indiqué, précisant que le médecin ne serait pas forcément sur place en permanence.

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« C'est le principe des maisons France Service », guichet d'accès à plusieurs services publics : « quand vous poussez la porte, il n'y a pas forcément (d'agent) de l'Urssaf par exemple, mais vous avez une personne » pour « vous aider » à accéder au service demandé, avait-elle expliqué lors d'un déplacement dans la Sarthe en novembre.

Avec AFP

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