Rentrée 2019 : l’Anemf alerte sur l’augmentation des coûts

La rentrée en Paces coûtera près de 5500 euros pour les Paces, 3500 euros pour la DFASM1, d’après les calculs de l’Anemf. Des chiffres trop élevés et en hausse qui nuisent à l’égalité des chances.

Rythme d’études soutenu, peu de temps pour un job étudiant, financement des organismes privés… Les études de médecine peuvent s’avérer difficiles d’accès pour les familles les moins favorisées, et l’Association nationale des étudiants en médecine de France (Anemf) s’inquiète de l’augmentation du coût de la rentrée dans son indicateur 2019.
 
D’après ses calculs, les frais spécifiques de rentrée s’élèveraient à 5465 euros pour la Paces, et à 3472 euros pour la DFASM1, ce qui représenterait une augmentation de 8,93 % et de 6,84 % respectivement. Les frais mensuels de vie courante représenteraient quant à eux 964 euros (+3,68 %).
 
Dans le détail, pour la rentrée, il faut compter plus de 300 euros de complémentaire santé – auxquels il faut ajouter 500 euros de sécu pour les Paces, entre 170 et 243 euros de frais d’inscription, et surtout près de 6 000 euros pour le matériel pédagogique en Île-de-France pour la Paces, en comptant les manuels, l’adhésion au tutorat et aux organismes privés.
 

 
Capture d'écran Indicateur du coût de la rentrée de l'étudiant en médecine (Anemf)

Moins de frais, plus de revenus

Pour réduire ces coûts qui engendrent inévitablement des inégalités d’accès aux études de médecine, l’Anemf continue de prôner le développement des tutorats, quasiment gratuits, au détriment des prépas privées. « Le tutorat est un vecteur d’égalité sociale », estime-t-elle.

À lire aussi : Réforme des études médicales : les enjeux du futur

Elle propose également, notamment pour les DFASM1 qui commencent à préparer les ECN, que l’ensemble des référentiels soient rendus disponibles en version numérique pour les étudiants (bon courage pour négocier avec ceux qui les écrivent, et avec les éditeurs). Et pour l’ensemble des étudiants, pourquoi exclure de la loi Lang les manuels destinés à l’enseignement universitaire, s’interroge l’Anemf. Elle souhaiterait que, comme c’est le cas pour le primaire, secondaire, les prépas ou les BTS, ces manuels puissent être revendus par des associations, à prix réduits.
 
Pour aider les étudiants hospitaliers, le soutien pourrait aussi passer par une revalorisation des indemnités, à hauteur des autres étudiants stagiaires, soit 300 euros par mois pour 20 heures par semaine environ. L’Anemf demande également le maintien des bourses durant l’été et l’ouverture de la prime d’activité, conçue pour « inciter les travailleurs aux ressources modestes [et] soutenir leur pouvoir d’achat », comme elle le rappelle.
 

Portrait de Jonathan Herchkovitch

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