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« Je conteste totalement tous les faits », a déclaré Marc Adida, petit homme de 53 ans vêtu d’un pull noir, crâne lisse et lèvres serrées, comme il l’avait fait devant les enquêteurs puis devant la cour criminelle des Bouches-du-Rhône.
Les victimes étaient absentes jeudi, mais plusieurs sont attendues dans le courant de la semaine prochaine. Le procès est prévu pour durer jusqu’au 16 mars.
Condamnation contestée
En avril 2025, Marc Adida avait été condamné à 12 ans de réclusion criminelle, beaucoup moins que les 18 ans requis par le parquet, qui a fait appel.
La cour criminelle avait en effet accordé au psychiatre, lui-même diagnostiqué comme bipolaire, le bénéfice de l’altération du jugement, qui faisait passer la peine maximale encourue de 20 à un peu plus de 13 ans de réclusion.
« Quand on voit son mode opératoire bien rodé, la perversité du système mis en place, j’ai la conviction qu’au moment des faits il n’avait pas son discernement altéré », avait assuré lors du procès l’avocate générale Vinciane de Jongh, selon qui le médecin « conditionnait » ses proies « pour les amener à un état de dépendance maximale ».
Des patientes particulièrement vulnérables
Psychiatre au sein de l’Assistance publique - Hôpitaux de Marseille, à l’hôpital Sainte-Marguerite, ce praticien, placé en détention provisoire en 2020, est jugé pour des viols sur trois patientes et une agression sexuelle sur une quatrième.
Atteintes de bipolarité, de schizophrénie ou dépressives, ces femmes particulièrement fragiles ont toutes évoqué devant les enquêteurs et lors du premier procès un état de sidération qui faisait d’elles des « marionnettes » aux mains de leur médecin.
En mars 2013, il avait été hospitalisé d’office après un épisode maniaque au cours duquel il avait tenté d’étrangler son épouse d’alors. Mais il avait été déclaré apte à reprendre son activité de psychiatre à ce moment-là, puis une nouvelle fois en 2016, après une première plainte pour viol d’une patiente qui s’était finalement rétractée.
Avec AFP
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