Pesticides et maladies graves : les liens se précisent

Article Article

L’Inserm a publié mercredi 30 juin une nouvelle expertise dans laquelle il est question des liens entre différents et six maladies graves, dont certains cancers.

Pesticides et maladies graves : les liens se précisent

Les questions environnementales et leur lien sur la santé reviennent régulièrement dans l’actualité. Ce mercredi 30 juin, l’Inserm a publié une vaste expertise qui établit des liens entre six maladies graves et l’exposition professionnelles aux pesticides, dont le glyphosate et le chlordécone.

Selon l’institut, il existe une « présomption forte » de lien entre l’exposition professionnelle aux produits et six maladies. Ces dernières sont :

  • trois types de cancer (prostate, lymphomes non hodgkiniens, myélomes multiples) ; 
  • la maladie de Parkinson ;
  • les troubles cognitifs ;
  • la BPCO.

Pour arriver à cette conclusion, l’Inserm a analysé la littérature scientifique existante, soit environ 5300 résultats d’études. Avec toujours en ligne de mire, cette idée d’aider les décideurs politiques à prendre des mesures, sans pour autant faire de recommandations.

La précédente expertise de l’Inserm remonte à 2013. La présomption était déjà dite « forte » pour les liens avec les cancers et la maladie de Parkinson. Les troubles cognitifs quant à eux sont passés d’une présomption « moyenne » à « forte » pour le lien avec « l'exposition aux pesticides, principalement des organophosphorés, chez les agriculteurs » comme le précise l’Inserm. Cette nouvelle expertise prend également une donnée supplémentaire en compte, la santé respiratoire.

La grossesse et la petite enfance sont également affirmées comme étant des périodes à risque, notamment en ce qui concerne la leucémie aiguë, pour laquelle une présomption forte est établie entre le développement de la maladie et l’exposition de la mère aux pesticides pendant la grossesse. Idem pour les tumeurs au cerveau, « les troubles du développement neuropsychologique et moteur de l'enfant », ou encore « des troubles du comportement tels que l'anxiété ».

Concernant les pesticides souvent évoqués dans les médias, le glyphosate est associé à « l'existence d'un risque accru de lymphomes non hodgkiniens avec une présomption moyenne de lien ». Du côté de la chlordécone, l’Inserm « présomption forte d'un lien entre l'exposition au chlordécone de la population générale et le risque de survenue de cancer de la prostate ». Pour rappel, ce produit était beaucoup utilisé aux Antilles avant d’être interdit.

0 commentaires (s)

Les gros dossiers

+ De gros dossiers