L'édile Olivier Araujo et le bâtiment de la mairie de Charly © Mairie de Charly
Âgé de 45 ans et élu depuis 2020 à la tête de cette commune de quelque 4 500 habitants située dans la métropole lyonnaise, Olivier Araujo exerce comme médecin du travail au sein de l’entreprise Ugitech, entreprise spécialisée en alliages.
Selon des informations révélées par Le Progrès, un courrier anonyme fait état une suspicion d’exercice illégal de la médecine et d’usurpation de titre de médecin, un délit passible de deux ans d’emprisonnement et de 30 000 euros d’amende.
Interrogé par le quotidien régional, l’élu a reconnu ne pas avoir encore soutenu sa thèse de doctorat et ne pas être inscrit à l’Ordre des médecins.
À ce jour (12 février), « il n’est pas inscrit et n’a pas demandé son inscription », a confirmé au Progrès le Conseil départemental de l’Ordre, précisant qu’à sa connaissance, « il est toujours étudiant en médecine ».
Retard de soutenance
Infirmier libéral par le passé, Olivier Araujo indique avoir achevé son internat en 2019 et obtenu en 2022 un diplôme d’études spécialisées (DES) en médecine du travail à la faculté Lyon-Sud.
Il affirme également disposer d’une attestation de sa directrice de thèse et prévoit de soutenir celle-ci d’ici fin avril 2026, invoquant « des raisons personnelles » pour expliquer ce retard d’un trimestre.
Entre 2018 et fin 2022, il bénéficiait d’une licence de remplacement, renouvelée chaque année, lui permettant d’exercer en tant que médecin non thésé. Il a toutefois reconnu auprès du Progrès avoir « omis » d’en demander le renouvellement une fois celle-ci expirée.
« Je ne suis pas docteur en médecine, je n’ai jamais dit que je l’étais. Je suis spécialiste en santé du travail et médecin non thésé à ce jour », a-t-il déclaré au Progrès, ajoutant ne pas vouloir « qu’on pense (qu’il a) exercé de manière illégale ».
Membre du comité organisateur du Congrès national de médecine du travail (CNMT), prévu en juin à Lyon, il y est pourtant présenté comme « Dr Olivier Araujo, médecin du travail Ugitech et maire de Charly ».
Candidat à sa réélection à Charly en mars, l'édile, qui a assuré s'être rendu au CDOM pour régulariser sa situation, dénonce des allégations « 100 % politique(s) » dans le contexte électoral.
Il a annoncé avoir déposé plainte pour diffamation et s’être constitué partie civile afin de permettre l’ouverture d’une enquête.
Source:
Le Progrès
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