Médecin vend terrain sur Mars, belle exposition, vue imprenable

Non il ne s’agit pas de la « planète Marseille »

Un généraliste anglais prétend que la planète rouge lui appartient. Il propose aux internautes d’en acquérir une parcelle à des prix défiant toute concurrence. Et tout cela n’est pas si fou qu’il y paraît.

Le jour, il est généraliste dans le Sud de l’Angleterre. Mais la nuit, il bombarde Mars de photons avec de puissants lasers, et au petit matin il envoie aux Nations-Unies des courriers pour revendiquer un titre de propriété sur la planète rouge. Un scénario de science-fiction mal ficelé ? Que nenni ! C’est l’histoire du Dr Phil Davies telle qu’elle a été notamment relayée au mois de juillet dernier sur les ondes de la très sérieuse radio new-yorkaise WNYC, dans un programme produit par le non moins sérieux magazine The New Yorker.

Mais rassurez-vous, ce « GP » n’a rien d’un savant fou qui voudrait conquérir Mars pour assouvir sa soif de puissance. Son objectif : prouver l’inanité du traité international qui régit actuellement l’espace, pour pousser les grandes puissances à le renégocier. D’après lui, ce texte onusien rédigé en 1967 n’est en effet pas capable d’empêcher les Elon Musk et consorts de faire du ciel une mine galactique, une poubelle sidérale ou, pire encore, un champ de bataille nucléaire.

Je réchauffe, donc je possède

« Si je lance une campagne pour faire mettre à jour ce traité, où est-ce que cela va me mener ? », déclare Phil Davies au New Yorker. « Alors que si je mets au point une revendication qui un véritable fondement légal, ils seront embarrassés et cela les poussera à revoir le traité. » D’où son idée de pointer des lasers sur Mars afin de provoquer un réchauffement infinitésimal à sa surface, ce qui permettrait d’entamer le processus géophysique qui doit à terme rendre la planète habitable.

D’après lui, dans le cadre de l’absurde réglementation issue du traité de 1967, cette micro-élévation de température peut servir de base légale à un titre de propriété sur Mars. Une idée moins farfelue qu’il n’y paraît, puisque des spécialistes internationalement reconnus du droit spatial soutiennent le généraliste, relève le Times britannique.

Et la vente de terrains dans tout ça ? C’est bien simple : pour donner plus de force à son action, Philip Davies a besoin de fonds. Il cède donc la terre rouge qu’il estime posséder au prix imbattable d’un centime pour quatre hectares. Pour acheter votre parcelle, c’est par ici. Le GP organise également un concours de mémos juridiques pour donner une argumentation solide à sa procédure. L’échéance est fixée pour le 10 octobre prochain. A vos plumes !

Source: 

Adrien Renaud

Portrait de La rédaction

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