
Travailler en libéral, en salarié, ou même combiner plusieurs modes ? C’est possible quand on est médecin généraliste ou urgentiste. En fonction de la structure - HAD, urgences, médecine polyvalente… - les modes d’exercices diffèrent, avec chacun leurs avantages.
Du libéral, sans l’administratif !
À la suite d’un déménagement, quand elle a cessé son activité de médecin généraliste en cabinet, le Dr Myriam Aaziz s’est tournée vers les urgences. Elle travaille à mi-temps aux urgences de la clinique d’Occitanie (Muret), et témoigne :
« Nous sommes huit médecins libéraux associés qui travaillons en clinique. C’est un mode d’exercice très confortable. Nous avons un secrétariat qui gère toute la comptabilité, l’administratif… C’est beaucoup plus simple que de faire tout cela, seule, en cabinet. Par ailleurs, ce n’est pas du salariat mais nous avons une visibilité sur nos revenus, car la structure existe depuis longtemps. C’est du libéral, mais sans les inconnus ni l’administratif ! »
Dans la maison d’aide aux diagnostics de Cèdres (Brive), le Dr Alain Bourzat, urgentiste de formation, retrouve lui aussi cet avantage. « Je travaille en libéral, mais je n’ai pas d’administratif : nous avons une secrétaire, qui est un pivot essentiel de la maison et du parcours de soins des patients. », explique-t-il.
Les joies du salariat
Le Dr Jacques Manya, quant à lui, a « toujours été libéral ». Mais après dix années de médecine générale en cabinet, et un long passage aux urgences de la clinique Saint-Pierre (Perpignan), il s’est tourné vers l’hospitalisation à domicile (HAD). Il est salarié à la clinique Supervaltech (Perpignan) et raconte :
« J’ai découvert les joies du salariat, par rapport à l’inconnu du régime libéral : la sécurité au niveau maladie, les garanties des mutuelles, le salaire et les horaires fixes…! »
A Niort, dans le service de médecine polyvalente de la polyclinique Inkermann (Niort), le Dr Yann Rouaud, urgentiste de formation, apprécie également le salariat. « J’ai très peu d’administratif, et surtout, je suis libéré du lien financier lié à l’acte. La rémunération étant fixe, il n’y a pas de course à l’acte, le financier est déconnecté du médical. A nous, en revanche, de bien négocier le salaire à l’entrée ! », sourit-il.
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