Les revenus en libéral, de l’honoraire À la rémunération

Attention aux effets d’annonces ! Le chiffre d’affaire (ensemble des honoraires percus) n’est pas la rémunération finale !!!

Le plus souvent, les moyennes des revenus qui sont présentées (lire ci-dessous « Honoraires moyens annuels par spécialité ») correspondent aux chiffres d’affaires de cabinets et non à la rémunération finale perçue par le praticien… Donc avant de rêver, apprenons déjà à compter !

Pour analyser les rémunérations du libéral et approcher ce qu’il nous reste vraiment dans l’assiette en fin d'année, il faut faire l'opération suivante :

Honoraires
-
Charges
=
Revenu net imposable

Les honoraires représentent l’ensemble des revenus apportés par le règlement des patients pour les consultations (C) ou actes techniques. Que l’on soit en secteur 1 (C = 23 € pour le généraliste, C = 28 € pour les autres spés) ou en secteur 2, si ce n’est le montant final des honoraires, cela ne change rien à la règle.

À noter que les actes techniques rapportent beaucoup plus que l’activité intellectuelle de consultation, d’où notamment les fortes variations qui existent entre les différentes spés.

Les charges concernent l’ensemble des frais exonérés d’impôts dont nous devons nous acquitter pour exercer. Ces charges sont multiples et inflationnistes au cours de notre exercice. Autrement dit, plus on avance, plus elles grossissent.

C’est d’ailleurs pour cette raison que la polémique des revenus du libéral est sans cesse nourrie. Pour faire simple, pour compenser leur croissance, ceux d’entre nous qui exercent en secteur 2 tendent à augmenter leurs honoraires via les dépassements.

Les charges se découpent classiquement en différentes catégories :

• frais de fonctionnement de cabinet (loyer, salaires, consommables, réparations, électricité, achat/amortissement de matériel…) ;

• charges sociales (Urssaf, Carmf, assurance maladie, retraites…) ;

• assurances professionnelles (notamment l’épineuse responsabilité civile professionnelle…) ;

• taxes multiples (professionnelles, foncières, CSG…).

De fait, elles sont naturellement très variables en fonction de la spé. Par exemple en 2007 : au plus bas 34,1 % pour un anesthésiste, au plus haut 55,9 % pour un radiologue, ou encore 43,3 % pour un généraliste. On comprend aisément que les investissements d’un cabinet de psy ne sont pas les mêmes que ceux d’un cabinet de radiologie avec leurs appareils coûteux et l’équipe de techniciens.

Le revenu net imposable est la soustraction de la somme des honoraires moins le total des charges de l’année. Reste ensuite le travail comptable de réduction des impôts avec les nombreux frais professionnels qui peuvent soulager la vie courante (lire « Bon Plan #8 pour le privé : Maîtriser ses charges »).

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