Le Pharmachien

Olivier Bernard est pharmacien au Québec depuis 11 ans. En 2012, après être passé par l'industrie, l'officine, il se dit qu'il a essayé pas mal de choses et qu'il serait temps de tester le web. Il lance alors son site internet : le Pharmachien. On adore ! Séquence interview...

 

Quelle est l'idée à l'origine de ce site internet ?

Il est né de ma frustration au quotidien de ne pas pouvoir en faire assez en matière de santé, et notamment à propos des fausses croyances qui circulent. Je devais débattre avec les gens un par un, je sentais que ce n'était pas efficace. Il y avait donc une volonté d'aider les gens à faire des choix plus critiques en matière de santé.

Quel a été l'élément déclencheur ?

Il y en a eu plusieurs, et notamment certaines conversations difficiles. Une en particulier, que je cite dans mon premier livre : une enguelade avec ma belle-mère à propos du calcium, où je lui disais que le calcium est toujours naturel ou chimique.

Comment se sont passés les débuts ?

Pour le site, j'ai tout fait moi-même, je l'ai entièrement créé. C'était un passe-temps, je voulais essayer le web, c'était amusant d'expérimenter. Puis ça a fonctionné assez rapidement. Je n'avais aucun moyen de rendre ça connu, mais j'ai créé une page facebook, et j'imagine que le bouche à oreille à fonctionné. Les médias sont venus me voir, un pharmacien qui fait ça, ce n'était pas habituel !

Comment conciliez-vous la pharmacie et le web ?

Cela me prend beaucoup de temps. Au début, je publiais toutes les semaines, j'ai même fait des vidéos, mais j'ai arrêté car c'était difficile. Ce sont les dessins qui prennent beaucoup de temps en fait, je dirais 90% du temps que je passe pour mes publications. Au début, c'était très rudimentaire, j'utilisais PowerPoint. Maintenant, je souhaite perfectionner tout ça donc je publie moins souvent, et une BD représente entre 20 et 30h de travail.

En pharmacie, je suis passé à temps partiel, pour me consacrer au site. Je fais des remplacements, j'ai mes propres horaires, c'est plus flexible. Mon salaire a diminué mais ce n'est pas grave. J'ai toujours pris des risques dans ma vie professionnelle donc je savais que ça en valait la peine. Même si j'étais sûr que ça allait échouer au début ! Je pensais que ça allait me prendre quelques mois, et puis que j'allais finir par arrêter tout ça.

 

Pour suivre le Pharmachien : son site, Facebook. Son 2e livre sortira le 15 octobre

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