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L'expression est employée pour désigner la forme particulière de cette maladie qui se développe quand un moustique anophèle infecté voyage à bord d'un avion d'une zone d'endémie à une zone indemne et contamine des humains. Fin août, six employés de l'aéroport de Francfort ont contracté la maladie et deux en sont décédées.
Les deux nouveaux cas annoncés hier sont ceux de personnes qui ont contracté le paludisme bien qu'elles « n'aient pas voyagé auparavant dans une zone d'endémie palustre et qu'elles n'aient pas travaillé à l'aéroport », ont expliqué les autorités sanitaires dans un communiqué. Leur lieu d'habitation est cependant situé « à proximité immédiate » de l'aéroport de Francfort, dans le quartier de Schwanheim.
« Depuis le début de la semaine, aucun autre cas de paludisme n'a été signalé au service de santé publique », a fait savoir ce dernier, qui a appelé les médecins à « prendre en considération un éventuel paludisme chez les patients présentant une fièvre inexpliquée, même en l'absence de voyage dans une zone d'endémie palustre ». Cela vaut « en particulier » pour les personnes qui travaillent à l'aéroport ou aux alentours, ont précisé les autorités sanitaires.
Pièges à moustiques installés
Il n'y a « aucun signe de panique à Schwanheim », a voulu rassurer auprès de l'AFP Peter Tinnemann, le chef du service de santé publique de Francfort, selon qui l'assistance téléphonique mise en place par la ville en cas de questions n'est « pas submergée d'appels ».
D'après ce médecin, les autorités ne disposent pour l'instant d'aucune donnée sur la taille de la population de moustiques infectés. « Des pièges à moustiques ont été installés autour de la zone concernée et les autorités procèdent à une surveillance. Les résultats doivent être rendus publics dans les prochains jours », a-t-il dit.
Le précédent épisode de « paludisme d'aéroport » recensé en Allemagne remontait à 2023, selon l'Institut Robert Koch (RKI), l'agence sanitaire allemande. La rareté de cette maladie dans ce pays peut retarder le diagnostic et accroître le risque de complications graves.
Avec AFP