© Midjourney x What's up Doc
Ce retrait d'autorisation prononcé jeudi à l'encontre de l'Ehpad Clos Saint-Martin, situé à Pélissanne (entre Aix et Avignon), est fondé sur « des manquements graves et dangereux » mis en évidence lors de plusieurs inspections, dont une dernière inopinée le 27 août.
Cette récente visite a révélé de « graves défaillances au sein de l'Ehpad : locaux indignes et dangereux pour les résidents, gestion insatisfaisante des ressources humaines, maltraitance institutionnelle », énumère le communiqué des deux institutions.
Elles pointent concrètement des « soins non ou mal effectués », « l'abandon des résidents avec des risques de fugue ou de décès ». Ces conditions compromettaient « directement la santé, la sécurité et le bien-être physique et moral des résidents ».
Résidents déplacés
À la suite de cette fermeture, un « administrateur provisoire » a été nommé afin « d'organiser le transfert des 73 résidents vers d'autres établissements adaptés, en concertation avec leurs familles ou tuteurs », et de « faciliter le reclassement des salariés ».
« Une attention particulière » est portée à la réorientation des résidents « vers des établissements de proximité, pratiquant des tarifs similaires ».
Le gouvernement a lancé un vaste plan de contrôle des Ehpad après le scandale Orpea en 2022 qui a conduit à plusieurs décisions similaires comme en février où un établissement des Alpes-Maritimes avait été fermé en urgence par l'ARS Provence-Alpes-Côte d'Azur.
Avec AFP
A voir aussi
Le vaccin contre la grippe boudé par les personnes à risque, et encore plus par les soignants
HTA : seul 1 patient sur 4 est correctement contrôlé, l’Assurance Maladie appelle à agir
La Consult’ de Stéphanie Hahusseau : « Si on ne travaille pas sur soi, on finit par se cramer »
AP-HP, Sainte-Anne, Delafontaine… Les urgences psychiatriques d’Île-de-France rappelées à l’ordre pour des prises en charge « indignes »
« Tolérance zéro » face aux violences sexuelles des médecins : comment l’Ordre s’y prend pour durcir sa réponse
Ordonnances chez l’opticien : pourquoi les ophtalmologues tirent la sonnette d’alarme