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Située à une dizaine de kilomètres du CHU, l’Unité centrale de production (UCP) fabrique environ 6 000 repas par jour destinés aux patients et aux agents hospitaliers.
Une inspection réalisée le 9 décembre 2025 a mis en évidence plusieurs anomalies matérielles et sanitaires.
Le rapport de la direction départementale de la protection des populations (DDPP) - que s’est procuré ICI Normandie, évoque notamment « la présence de rouille […] les portes-rideaux de quai cassées, abîmées », ainsi qu’un « défaut d’étanchéité de locaux pouvant favoriser l’introduction des nuisibles ».
3 mois pour se reprendre en main
Les inspecteurs ont également relevé la « présence de moisissure, de souillure et de glace (givre) », dans les zones de stockage, de plonge ou encore dans les chambres froides.
Selon la DDPP, certaines opérations de maintenance jugées urgentes étaient connues depuis le premier trimestre 2025 mais n’avaient pas encore été réalisées au moment du contrôle.
Le 29 janvier, l’établissement a reçu une mise en demeure lui donnant trois mois pour se conformer aux exigences réglementaires, révèle encore la radio.
Les services de l’État demandent notamment de réaliser les travaux de maintenance urgents, de procéder à un nettoyage et une désinfection approfondis et de cesser les opérations de nettoyage dans les zones de production en cours.
Ils exigent également de « reformer ou re-sensibiliser l’ensemble du personnel aux procédures de refroidissement rapides, aux bonnes pratiques d’hygiène, à la maîtrise des températures de stockage des denrées ».
Critiques syndicales
Au sein de l’établissement, des syndicats pointent aussi l’état de certains équipements utilisés par les agents, notamment des sabots « délabrés, avec des bactéries ».
Contactée par ICI Normandie, la direction du CHU affirme que plusieurs interventions techniques sont déjà en cours sur les équipements d’isolation, l’éclairage ou encore certains carrelages.
Dans un communiqué transmis à la radio, l’établissement, qui assure faire de la sécurité des productions « une sécurité absolue », indique qu’un nettoyage et une désinfection approfondis des zones de production et de stockage ont été réalisés et qu’un rappel des règles d’hygiène a été effectué auprès des équipes début février.
L’ARS précise pour sa part qu’elle « n’est pas en charge du contrôle du respect des obligations réglementaires en matière de restauration collective ».
Source:
Ici Normandie / Franceinfo
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