La chasse aux yens

Si l'enveloppe totale peut varier d'une ville à l'autre, il est inenvisageable de partir sans ressources car le Japon, c'est cher ! La chasse aux yens doit être sérieusement préparée sous peine d'exploser le budget...

Un bon conseil : mieux vaut postuler pour un max de bourses et d’aides en les cumulant quand c’est possible. Si certaines subventions peuvent s’élever jusqu'à 50 000 € – ce n’est pas de trop pour la capitale nippone ! – d’autres se limitent à 5 000 ou 10 000 €, ce qui serait carrément insuffisant.

Vivre au Japon n’est pas une mince affaire. Se loger à Tokyo coûte cher mais encore faut-il réussir à trouver un logement… Dans cette petite ville de 30 millions d’habitants, il est quasi impossible de louer un appart’ sans bulletin de salaire japonais et les propriétaires peuvent même refuser un locataire non japonais de souche… Heureusement, quelques sociétés internationales (comme Sakura House, cf. ci-dessous) proposent coloc’ ou appart’ réservés aux étrangers, moyennant… quelques milliers de yens supplémentaires évidemment : il faut par exemple prévoir 700 €/mois pour une chambre de 7 m2 dans une colocation dans un quartier excentré, ou encore 1 600 € pour un 50 m2 un peu délabré plus près du centre anticancéreux national. Petite compensation : toutes les locations sont meublées, équipées d’une bonne connexion Internet, avec eau et électricité incluses.

Les billets d’avion sont en revanche plutôt accessibles : entre 600 et 1 100 € l’aller-retour en s’y prenant bien en avance et en choisissant judicieusement sa compagnie (la Russe Aeroflot est imbattable via Moscou !).

Par contre, une fois sur place, les transports en commun et notamment le métro sont très chers. Pas d’abonnement, pas de réduc’ ! Et contrairement aux villes européennes, chaque trajet voit son prix changer en fonction des sociétés de transport, du nombre de stations, des changements… Bref, 10 €/ pers./jour sont rapidement atteints. De plus, attention aux agoraphobes ! Le métro est une sorte de boîte à sardines géante où les derniers arrivants poussent allègrement pour s’immiscer dans la rame.

Pour les week-ends et déplacements dans tout le Japon, le train est cher. Il faut par exemple compter environ 220 € pour aller à Kyoto, la destination à ne pas manquer… En contrepartie les trains sont très fréquents, jamais en retard, desservent pratiquement tout le Japon depuis Tokyo et restent le moyen de transport le plus pratique et le plus utilisé.

Côté gastronomie, tout est possible : du très peu cher, y compris au restaurant, à l’inabordable. Pour les amateurs du self-made en revanche, il est assez difficile de cuisiner à la maison : les fours sont rares dans les appartements et les légumes et les fruits ont des tarifs prohibitifs (25 € une pastèque, plus d’1 € la pomme), sans parler des produits européens qui, déjà rares à trouver, décourageraient n’importe quel portefeuille.

Pour les sorties, il y a tout ou presque à Tokyo ! On y profite d'une palette de quartiers à thèmes : électronique, mangas et jeux vidéo à Akihabara, sport et musique à Kanda, shopping à Ginza (et partout ailleurs), jogging sur le parcours balisé du palais impérial ou sur les quais de la Sumida… Quelques cinémas projettent des films en VO anglaise (environ 10 €).

Quitter le béton est assez facile à condition de pouvoir payer le transport : premières randos à environ 1 heure de Tokyo (le Fuji n’est finalement qu’à 2 h). Les amoureux de la plage pourront profiter de celles de Tokyo (Odaiba) ou de celles de Nokogiri Yama (à 45 min.). Le ski aussi est accessible à moins de 2 h, à Nagano ou Echigo Yuzawa, mais il faut bien compter 150 € de transport de Shinkansen jusqu’aux stations. Les forfaits sont par contre un peu moins chers que dans les Alpes et offrent l’accès à des snowparks suréquipés. Et il existe une liste presque infinie de visites culturelles : temples (entrée gratuite généralement à Tokyo, dans les 5 € par temple à Nikko), musées… L’association des Français du Japon permet de rencontrer d’autres expatriés, de se joindre à des activités en tout genre… et de partager les expériences, souvent un peu difficiles.

Pour le téléphone, il est compliqué de prendre un forfait japonais, car les engagements se font sur un minimum de 2 ans et s'avèrent vite coûteux. Alors, pour maîtriser son budget, en particulier pour les appels vers la France, il y a Skype bien sûr, mais surtout l’appli Line, très populaire au Japon. Chose pratique, le Wifi gratuit est assez présent à Tokyo : sur certaines lignes de métro, dans les restos, près des Starbucks Cafés… Finalement, ça n’est pas le poste de dépense le plus important.

AU TOTAL…
…Si on devait faire une estimation, pour vivre à deux pendant un an, sans trop se priver et en s'offrant quelques week-ends pour bouger et profiter de la culture nippone, il faut compter entre 30 000 et 50 000 €. À noter que les autres villes japonaises sont assurément moins chères et certaines offrent même des stages tous frais payés, mais pour des durées courtes d’un mois seulement (l'université de Kobe par exemple)…

Adresses utiles

SAKURA HOUSE
Proche de la gare  de Shinjuku : 7-2-6 Nishi-shinjuku, building 2f
www.sakura-house.com/fr  french@sakura-house.com

ASSOCIATION DES FRANÇAIS DU JAPON PATRICK DEBLAISE
www.Afj-japon.Org  deblaise@afj-japon.org

INSTITUT FRANÇAIS DU JAPON - TOKYO
Proche de la gare  JR Iidabashi www.institutfrancais.jp/tokyo/fr/
> Librairie médiathèque et cinéma en français - brasserie

BOULANGERIE FRANÇAISE : GONTRAN CHERRIER
• Gare de Shibuya
• Gare de Shinjuku Nihombashi

RESTAURANTS FRANÇAIS
• Chez André du Sacré-Cœur
• Brasseries Bocuse
• Le Bourgogne
> Ningyocho sortie a2 Higashi Ginza, immeuble du Printemps Iidabashi

SUPERMARCHÉS INTERNATIONAUX
• Don Quijote (Asakusa, Roppongi, Ginza)
• Meiji (Roppongi, Ningyocho)

Portrait de La rédaction
article du WUD 21

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