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« C’était compliqué pour moi ». Invitée du podcast Les 1 001 vies de… présenté par Xavier de Moulins sur RTL, Marine Lorphelin est revenue sur ses années d’études de médecine et son expérience à l’hôpital. L’ancienne Miss France 2013 décrit un environnement parfois difficile pour les femmes.
« Le milieu hospitalier c’est un milieu qui est difficile, aussi. Les conditions de travail, tout le monde est fatigué… »
« Moi je n’ai jamais été agressée, je n’ai pas vécu de choses qui auraient mérité des plaintes au pénal, néanmoins j’ai vu des comportements, j’ai assisté, j’ai été témoin de comportements complètement déplacés, inappropriés, on peut utiliser plein de termes différents. Notamment dans certains milieux où il y avait beaucoup d’hommes à l’hôpital, et oui c’était compliqué pour les femmes. C’était compliqué pour moi étant jeune étudiante, mais moi j’y passais finalement très peu de temps, c’était ponctuel. Mais c’était compliqué pour les femmes qui faisaient partie de ces équipes-là. »
La parole se libère à l'hôpital
Marine Lorphelin va plus loin en évoquant certaines pratiques observées durant ses stages hospitaliers. « J’ai été témoin de l’époque où on faisait des touchers vaginaux pendant une anesthésie générale », affirme-t-elle, ajoutant : « j’ai déjà vu ces gestes-là. Donc oui, ça peut être grave ».
Ces propos s’inscrivent dans un contexte de libération de la parole dans le milieu médical, notamment depuis l’émergence du mouvement #MeToo à l’hôpital en 2024, après les accusations visant l’urgentiste Patrick Pelloux.
https://www.whatsupdoc-lemag.fr/video/la-consult-de-marine-lorphelin-82
« Une grosse prise de conscience générale »
Pour autant, Marine Lorphelin souligne une évolution récente des mentalités. « Oui les choses ont évolué, déjà la libération de la parole a permis aux femmes de dénoncer ce qu’il se passait. Je pense que les hommes aussi, ont pu prendre conscience que les habitudes, la culture, l’humour n’excusent pas tout, pare qu’avant on se cachait sous 'on a le droit de rigoler au bloc opératoire'. Il y a une grosse prise de conscience générale et celle-ci est arrivée heureusement à l’hôpital, et puis aussi par la féminisation du métier. Aujourd’hui il y a de plus en plus de femmes à responsabilité à l’hôpital, dans des postes de chefs de service, dans des postes de direction et heureusement, il faut que ça continue, » estime-t-elle.
Aujourd’hui médecin remplaçante, après avoir soutenu sa thèse en mars sur "le déficit énergétique chez les sportifs d'endurance", avec la mention très honorable, Marine Lorphelin poursuit une formation en médecine du sport. « Le passage de ma thèse, j’ai senti un grand soulagement, c’est l’aboutissement d’un long parcours, et je suis plus fière de mon diplôme que de la couronne de Miss France, qui a été un beau cadeau de la vie, mais je n’ai pas travaillé pour cela. Là j’ai travaillé pour aboutir mes études et pour obtenir ma thèse. »
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