Direction clinique privée ! Dr Adrien Lossouarn : « La garantie de poursuivre ma progression »

Trentenaire et jeune diplômé, l'ophtalmologue Adrien Lossouarn a rejoint l'Institut ophtalmique de Somain, motivé par l'excellence médicale cultivée par cette clinique privée du nord de la France.

Parfois, vous vous laissez guider par votre surspécialisation. Celle d'Adrien Lossouarn, l'occuloplastie, l'aura mené jusqu'à Somain, entre Douai et Valenciennes et en plein cœur de l'ancien bassin minier du Nord-Pas-de-Calais. Formé à Lille mais originaire de Bretagne, le jeune ophtalmologue travaille depuis plus d'un an désormais à l'Institut ophtalmique de Somain du groupe Elsan, l'une des cliniques privées de l’œil les plus réputées de France. « J'avais envie de nouveaux projets et d'une nouvelle aventure dans l'ophtalmo. C'est un cheminement personnel », raconte-t-il.

 

En s’installant ici en janvier 2020, il sait où il met les pieds. Et pour cause, il venait d'y effectuer deux mois de remplacement. Il évoque également ces anciens du CHU lillois qu'il connaît et qui y exercent, « des gens que j'appréciais et que j'ai vu s'épanouir en structure libérale, avec une activité très proche de celle de l'hôpital ». C'est l'un d'eux qui lui a d’ailleurs proposé de rejoindre le groupe afin de doubler l'activité d'occuloplastie, en plein boom. Tant mieux, c'est son créneau : « L'activité était en croissance et cette collaboration était séduisante. C'était pour moi la garantie de travailler au côté d'un praticien expérimenté et de poursuivre ma progression dans les meilleures conditions ». Somain jouit en effet d'une belle réputation, au-delà même de la région, et l'excellence est le genre d'argument qui ne laisse pas indifférents de jeunes diplômés en quête de challenge médical. « On compte ici des chirurgiens de haut niveau qui ont participé à développer des surspécialisations de pointe », souligne le Dr Lossouarn.

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Technologies, recherche et formation

En début de carrière, « rejoindre un grand groupe et une grande structure, où il est possible d'obtenir facilement les avis d'autres spécialistes grâce à un réseau interne très efficace, est plus que précieux », juge le jeune médecin, pour qui l'Institut ophtalmique de Somain a tout d'un « mini-centre hospitalier ». La clinique est également active en recherche, elle accueille des internes « et nous publions », précise Adrien Lossouarn.

Grâce à des investissements lourds portés par le groupe Elsan, l'Institut mise par ailleurs sur les nouvelles technologies chirurgicales et autres innovations, à l'instar de la chirurgie 3D, dont il devrait être « le premier centre ophtalmique équipé au nord de Paris » d’ici cet été. Pour la recherche, l'intérêt d'un tel investissement sera indiscutable. « La demande d'innovation émane ici des médecins eux-mêmes, ajoute Adrien Lossouarn. Nous disposons de matériel de génération avancée... ce qui n'est pas toujours le cas à l'hôpital, malheureusement ».

Il arrive aussi que les médecins décident d'investir eux-mêmes dans certains équipements non rentables mais qui participent au rayonnement du groupe. A Somain, la quinzaine d'ophtalmologistes réunis dans la SELARL, pour Société d'Exercice Libéral à Responsabilité Limitée (Adrien Lossouarn loue des parts, en attendant peut-être un jour de choisir de devenir associé, ndlr) songe ainsi à acquérir un rétinographe non-mydriatique grand champ, soit « exactement le genre de matériel qui coûte très cher et n'est pas valorisé par la Sécurité sociale. Sauf qu’il offre une meilleure qualité d'image et présente un intérêt très fort pour les activités de recherche ». Des investissements qui permettent de nourrir l'attractivité du pôle sur le long terme.

 

L’administratif ? Une contrainte facilitée grâce au groupe

En choisissant la clinique privée, et Somain en particulier, Adrien Lossouarn savait qu'il faisait le bon choix d'un point de vue médical. En réalité, il ne craignait qu'une seule chose : les contraintes administratives. Et comme souvent, la barre tant redoutée s'est révélée moins haute et effrayante que prévue. « Inscriptions au Conseil de l'Ordre, à l'Urssaf ou la CARMF... Certes ce sont beaucoup de papiers à fournir et des délais de traitement souvent longs, mais, au final, cela n'a pas été si compliqué », glisse-t-il. Quant à la gestion des cotisations au quotidien, bon nombre de groupements disposent de leur comptable attitré. Somain en fait partie. Le centre emploie même un informaticien, une directrice et une assistante de direction, « autant de personnes formées et présentes pour nous aider dans nos démarches administratives ». De quoi se lancer l'esprit plus léger.

 

Un autre regard sur l’exercice libéral, en collaboration avec le groupe Elsan

Portrait de Thomas Blachère

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