Deux tiers des médecins franciliens dépendants aux plateformes de RDV en ligne 

L'URPS Ile-de-France vient de rendre public un sondage portant sur l'usage des plateformes de rendez-vous en ligne par les médecins franciliens. Où il est dit que deux tiers des médecins utilisent ces outils, et s'inquiètent de leur omnipotence...

Les plateformes de rendez-vous en ligne, tout du moins en Ile-de-France, sont en passe de devenir aussi indispensables, pour les médecins, que le traditionnel secrétariat médical. Selon une enquête de l’URPS Ile-de-France, 66 % des médecins franciliens l’utilisent au quotidien, et 21% des non-utilisateurs sont susceptibles d’y recourir dans un avenir proche. Non seulement ils l’utilisent plus que de raison, mais ils en sont satisfaits. Pour 87% d’entre eux, le recours aux plateformes améliore la prise en charge des patients, a également fait baisser les appels téléphoniques pour 80% des médecins utilisateurs. Et 40% d’entre eux ont constaté une diminution de l’absentéisme. 

S’ils sont satisfaits des solutions proposées sur le marché, les médecins utilisateurs attendent de nouveaux développement de ces plateformes. En premier lieu, plus de la moitié d’entre eux souhaitent une intégration dans leur logiciel métier ainsi que du télé-secrétariat. La téléconsultation est plebiscitée par 17% des médecins utilisateurs et 11% seraient intéressés par de la télé-expertise. 

Concentration du marché inquiétante

L’URPS Ile de France fait part, malgré tout, de sa préoccupation quant à la concentration du marché. « Depuis 2017 le marché des plateformes de rendez-vous en ligne s’est concentré avec la fusion de deux leaders du marché, Doctolib et Mondocteur en juillet 2018 puis plus récemment  de Docavenue et RDV médicaux en février 2019. » Selon le sondage réalisé par l’IFOP pour l’URPS Ile-de-France, 79% des patients et 76% des médecins utilisateurs ont recours aujourd’hui à Doctolib.

L’utilisation des données par ces plateformes inquiètent également l’Union régionale d’Ile-de-France. « Ils sont 51% des patients et 44% des médecins utilisateurs à percevoir des risques liés à la confidentialité des données médicales ou à leur exploitation à des fins commerciales ». Pour vaincre ces craintes, la majorité de ces plateformes s’est déclarée favorable à la création d’un label e-RDV « attestant et controlant, entre autres, l’usage strictement confidentiel des données des patients et des médecins »

 

Portrait de Jean-Bernard Gervais

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