© Midjourney x What's up Doc
Financées par l'Etat, ces améliorations font partie du « Ségur du numérique en santé », un large programme d'investissement de 2 milliards d'euros, qui vise à généraliser le « partage fluide et sécurisé de données de santé » entre soignants et avec les patients, selon un communiqué commun du ministère de la Santé, de l'Agence du numérique en santé et de l'Assurance maladie.
Le programme inclut le déploiement large de Mon espace santé, un carnet de santé numérique lancé il y a trois ans, qui centralise les données médicales des Français et permet aux soignants d'accéder facilement aux informations médicales de leurs patients.
Des mises à jour logicielles ont déjà concerné « une large majorité d'établissements et de professionnels » pour qu'ils puissent « envoyer automatiquement » certains « documents utiles » sur cet espace.
18 millions de patients ont activé leur espace santé
A ce jour, selon le ministère, 18 millions de patients ont activé leur « espace santé » soit un Français sur quatre.
« En janvier 2025, 33,5 millions de documents (prescriptions de médicaments, résultats d'examens de biologie, compte-rendus de consultations...) ont été envoyés aux patients via cet espace, soit une augmentation de +47,5% depuis janvier 2024 », précise le communiqué.
Le programme entre dans une « nouvelle étape », a expliqué le ministère lors d'une visioconférence de presse : les nouveaux dispositifs lancés aujourd’hui visent à « simplifier » l'accès aux données et permettre aux médecins de ville et radiologues de consulter « à tout moment et en toute sécurité, l'historique médical de leurs patients ».
Les radiologues n'auront plus besoin de dupliquer les fichiers lourds
D'ici mi-2027, les radiologues pourront consulter via Mon espace santé les images contenues dans leurs logiciels professionnels, sans avoir besoin de dupliquer ces fichiers lourds mais grâce à une mise en réseau. Ils pourront ainsi utiliser l'historique des examens d'imagerie pour préciser leur diagnostic, et éviter les examens redondants.
Les industriels spécialisés ont jusqu'à mi-2026 pour développer leurs solutions techniques et jusqu'à mi-2027 pour les « déployer partout ».
https://www.whatsupdoc-lemag.fr/article/mon-espace-sante-new-dmp-ah-bon-tes-sur
Les médecins de ville pourront eux, au cours d'une consultation, « sans clic » et en un rapide coup d’œil, voir si l'espace contient de nouveaux documents et examens, les consulter sur la même plateforme, ou encore ajouter des données « sans effort ».
Avec AFP
A voir aussi
Greffes rénales : un « quadruplet » de dons croisés réalisé pour la première fois en France
Hôpital public : ce que Nicolas Revel, DG de l’AP-HP, veut changer pour les médecins
SantExpo : les start-up peuvent-elles convaincre les médecins de l’intérêt de l’innovation ?
Santexpo : L’ARS Paca et Roselyne Bachelot récompensent les initiatives innovantes des GHT
Santexpo : découvrez les lauréats du prix de l’attractivité médicale 2026, la psychiatrie à l’honneur
SantExpo 2026 : Voici les sept lauréates des Révélations du collectif Femmes de Santé
La MACSF, votre assureur mise aussi sur les innovations qui vont changer votre pratique
Infansoft Libellia : un logiciel conçu par des pédiatres, pour des pédiatres
Dedalus, l'allié numérique des soignants que vous utilisez peut-être sans le savoir