"Nous ne voyons pas de différence en termes de gravité entre BA.1 comparé à BA.2 et donc c'est un niveau de gravité similaire en termes de risques d'hospitalisation", a déclaré Maria Van Kerkhove, qui chapeaute la lutte contre le Covid-19 à l'OMS, lors d'un questions-réponses sur les réseaux sociaux.
Cette conclusion "est vraiment importante, parce que dans de nombreux pays, il y avait une quantité substantielle de circulation aussi bien de BA.1 que de BA.2".
Elle rapportait ainsi les conclusions tirées lundi par un Comité consultatifs d'experts sur l'évolution du virus qui donne le Covid. Des conclusions rassurantes et très attendues après les inquiétudes provoquées par la pré-publication -donc non contrôlé par des pairs- d'une étude sur des hamsters qui semblait montrer qu'au contraire BA.2 infligeait des formes plus graves.
Les chercheurs à l'origine de cette étude ont présenté leurs résultats au comité, a souligné Mme Van Kerkhove.
Elle en a profité pour appeler les pays du monde entier à ne pas démanteler leurs dispositifs de séquençage parallèlement à la levée des restrictions sanitaires dans de nombreux pays.
Une protection significative entre BA.1 et BA.2
Une autre bonne nouvelle -même si la docteure van Kerkhove insiste sur le fait qu'il est encore trop tôt pour tirer des conclusions définitives- concerne les réinfections.
"Alors que nous voyons une baisse des cas (des infections) dans des pays nous ne constatons pas une reprise avec BA.2", note-t-elle.
"C'est important et c'est quelque chose chose que nous surveillons de très près".
"Pour l'heure il semble y avoir une protection significative entre BA.1 et BA2 et vice-versa", souligne le docteur Anurag Agrawal, membre du Comité consultatif. Ce qui signifie que si on a été infecté par Omicron BA.1 ou BA.2 on est protégé au moins pour une période de 6 à 8 semaines. On ne dispose pas de données plus anciennes, le sous-variant BA.2 n'étant apparu que récemment.
Avec AFP
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