© Thomas Papavoine
L’annonce a été faite dimanche 17 mai par son père, Thomas Papavoine, sur Instagram. « C’est un soulagement immense », a-t-il écrit, tout en rappelant que l’intervention ne représente qu’une étape dans un parcours de soins encore long et lourd.
Depuis janvier, la famille multipliait les appels pour sensibiliser au don de moelle osseuse. Les médecins avaient expliqué qu’Elio avait besoin d’un donneur présentant une compatibilité extrêmement rare pour limiter les risques de rechute après traitement.
Une campagne devenue phénomène national
En quelques semaines, le visage du petit garçon s’est imposé sur les réseaux sociaux, porté par des milliers de partages et par le relais de personnalités publiques comme Emmanuel Macron, Teddy Riner ou Julien Doré.
Cette médiatisation s’est traduite par une hausse spectaculaire des inscriptions sur le registre national des donneurs volontaires. Selon les chiffres avancés par la famille, environ 70 000 personnes auraient rejoint le registre en un mois, soit davantage qu’au cours d’une année habituelle.
Le père d’Elio avait notamment insisté sur le déficit de donneurs masculins, les hommes étant moins représentés parmi les inscrits. Cette question est régulièrement soulevée par les associations et les professionnels impliqués dans le don de moelle osseuse, certains profils étant davantage recherchés pour les greffes.
Pour autant, la famille appelle à ne pas considérer la recherche terminée avec la découverte d’un greffon pour Elio. « Des dizaines d’autres familles attendent encore cet appel », rappelle-t-elle dans son message. Le regain d'inscriptions sur le registre national pourra y participer.
Avec leur histoire, les parents d'Élio ont, non seulement, sauvé leur fils mais ont aussi permis de tripler le nombre de nouveaux donneurs sur 1 an. De quoi se réjouir pour le petit garçon et pour les centaines d'autres patients en attente d'une greffe de moelle osseuse.
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