Canicule : après le pic de recours le 29 juillet, les urgences soufflent

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Les recours aux soins d’urgence liés au quatrième épisode de canicule de l’année dans l’Hexagone ont culminé à la fin de juillet, avant de s’infléchir, a rapporté mercredi Santé publique France.

Canicule : après le pic de recours le 29 juillet, les urgences soufflent

© Midjourney x What's up Doc

Le nombre de passages aux urgences pour des hyperthermies, des coups de chaleur, des déshydratations et des hyponatrémies a atteint un pic le 29 juillet, au début d’un nouvel épisode caniculaire dans le Sud-Est, indique l’agence sanitaire dans son bilan hebdomadaire.

Après avoir grimpé à 293 passages ce jour-là, « ce nombre est descendu à environ 180 passages quotidiens depuis le 1er août », précise Santé publique France, dont les chiffres s’arrêtent au 3 août.

« Plus de la moitié de ces passages concernaient des personnes âgées de 75 ans et plus », souligne également l’agence.

Les hospitalisations restent élevées

Le nombre d’hospitalisations après un passage aux urgences lié à la canicule a presque doublé entre le 26 et le 29 juillet. Il est resté élevé les 30 et 31 juillet, avec respectivement 161 et 164 hospitalisations, avant de redescendre.

Du côté de la médecine de ville, les consultations de SOS Médecins liées à la chaleur ont augmenté les 29 et 30 juillet, avec respectivement 49 et 53 actes. Elles ont ensuite oscillé entre 28 et 50 actes jusqu’au 3 août. Plus de la moitié concernaient des personnes de moins de 45 ans.

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Un impact moindre qu’en juin

Ces chiffres montrent que les recours aux soins pendant le quatrième épisode caniculaire ont été, comme lors du troisième, nettement moins importants qu’à la fin de juin. Les passages aux urgences liés à la chaleur avaient alors culminé à plus de 2 000 par jour.

Ces indicateurs ne donnent toutefois qu’une vision partielle des conséquences sanitaires des canicules, qui peuvent persister de trois à dix jours après l’exposition. La chaleur et les feux de forêt contribuent également à dégrader la qualité de l’air.

« Ces expositions répétées et prolongées aux fortes chaleurs peuvent accroître la vulnérabilité des populations, en particulier les plus fragiles », rappelle Santé publique France.

Une surmortalité record

Lors de la canicule de la fin de juin, d’une intensité historique, l’Hexagone a connu la plus forte surmortalité enregistrée depuis 2003 pour ce type d’épisode, y compris chez les jeunes : 5 764 décès excédentaires ont été recensés entre le 17 juin et le 2 juillet.

Sous l’effet du changement climatique provoqué par les activités humaines, les canicules deviennent plus fréquentes, plus précoces et plus intenses, a rappelé mardi Météo-France. L’organisme a annoncé que juillet avait été le mois le plus chaud et l’un des plus secs jamais enregistrés en France depuis le début des mesures, en 1900.

Avec AFP

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