AP-HP : Martin Hirsch renforce la vidéosurveillance

Pour un coût de 30 millions d’euros

Dans une interview au Parisien parue mardi 15 mai, le directeur général de l’AP-HP Martin Hirsch annonce vouloir équiper les hôpitaux franciliens de 40 % de caméras supplémentaires, soit plus de 1 500 au total. L’objectif est de lutter contre les incivilités et la violence.

« Dans un hôpital comme la Pitié-Salpêtrière, plus grand que le Vatican, ce sont 80 caméras de plus », déclare Martin Hirsch, directeur général de l’Assistance publique-Hôpitaux de Paris (AP-HP) dans une interview publiée mardi 15 mai dans Le Parisien. S’il explique que « personne ne souhaite que l’hôpital devienne un bunker », il pointe du doigt un certain nombre de tensions dont il faut prendre garde.

La plupart des établissements seront équipés

« Tensions entre la vie et la mort, dans la course contre le temps, mais aussi entre disciplines ou face aux moyens », énumère le patron de l’AP-HP. Pour lui, « il n’y a pas de meilleur reflet de la société que l’hôpital, mais l’on ne peut tolérer que la violence s’y invite », notamment à l’encontre du personnel soignant et des patients.

Ce sera donc 40 % de caméras supplémentaires, « soit plus de 1 500 au total, installées d’ici à trois ans, là où les équipes estiment en avoir besoin ». Le coût ? 30 millions d’euros, « l’équivalent d’un petit bâtiment », de l’aveu même de Martin Hirsch. Necker, Henri-Mondor, l’Hôpital Européen Georges-Pompidou, etc : la plupart des établissements seront équipés.

La vidéosurveillance intelligente en test

Et pour la première fois, la vidéosurveillance sera installée dans un service de réanimation. Celui de l’Hôpital Beaujon à Clichy (92). Selon le DG de l’AP-HP, ce sont les soignants qui en ont fait la demande, après « l’intrusion d’un groupe de plusieurs dizaines de personnes ». Ce sont quatre caméras qui vont être déployées « pour surveiller les accès à un service où travailler en toute sérénité est essentiel, vital ».

L’objectif pour Martin Hirsch ? « Assurer la sécurité en temps normal comme de crise » : violences, vols, attentats. Il annonce également vouloir tester « avant l’été la vidéosurveillance intelligente », comme dans les aéroports. Une première dans la santé. « Ces caméras sont capables de détecter des bagarres, des colis suspects, mais aussi de repérer des chutes au sol ou d’agir lors d’une disparition de patient, Alzheimer par exemple. » Big Martin is watching you…

Source: 

Thomas Moysan

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