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« Si l'alimentation du dossier médical partagé progresse depuis 2022, elle n'a pas atteint un niveau suffisant pour en faire un outil pleinement mobilisable » pour le suivi des patients, estime ce rapport consacré à l'évaluation du temps de travail des médecins, rendu public cette semaine.
Selon les statistiques publiées dans le rapport, les médecins généralistes, bons élèves en la matière, ne sont pourtant que 40 % à atteindre l'objectif fixé par les pouvoirs publics. Viennent ensuite les pédiatres (31,4 %) et un groupe formé par les gynécologues, cardiologues, dermatologues et psychiatres (autour de 15 %).
Les anesthésistes, ophtalmogistes et chirurgiens sont en queue de classement, avec 0,2 % à 4 % d'entre eux atteignant l'objectif.
Gains d'efficacité
Pourtant, « un usage généralisé permettrait théoriquement d'améliorer la circulation de l'info entre professionnels, de limiter les pertes de temps liées à la recherche de documents et de fluidifier les parcours entre la ville et l'hôpital », regrette le rapport.
A l'automne dernier, le gouvernement avait tenté d'imposer dans le cadre du budget de la Sécurité sociale une sanction financière pour les praticiens n'alimentant pas suffisamment le dossier médical partagé.
Mais la mesure avait provoqué la colère des médecins. Ceux-ci dénoncent de leur côté la perte de temps que peut représenter l'alimentation du DMP, du fait du retard des éditeurs de logiciels médicaux à mettre au point des procédures ergonomiques et instantanées. La sanction financière avait finalement été retoquée par le Conseil constitutionnel.
Côté patient, le DMP est le socle de Mon Espace Santé, l'application qui doit permettre théoriquement d'accéder facilement sur son smartphone à toutes ses informations de santé.
Avec AFP
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