Top départ pour Ma santé 2022

Le ministère de la Santé vient de communiquer sur la mise en branle du plan Ma santé 2022. Des mesures prioritaires, à destination des médecins, devraient être opérationnelles dès le début de l'année prochaine. 

Un souci de communication constant, c’est semble-t-il la marque de fabrique du plan « Ma santé 2022 ». Après voir largement communiqué autour du lancement de la réforme du premier cycle des études médicales, la ministre de la Santé, Agnès Buzyn, a remis les plats ce 19 novembre, en annonçant officiellement le déploiement de « Ma santé 2022 », devant un parterre de représentants des patients et de 120 professionnels de santé concernés, qui auront vocation à se réunir deux fois par an, pour suivre l’avancement du plan « Ma santé 2022 ». On en sait un peu plus, désormais, sur les priorités retenues dans ce vaste plan de transformation du système de santé. 

10 chantiers retenus
Ainsi 10 chantiers ont été retenus. En vrac, il s’agit de la structuration territoriale du réseau de proximité, l’adaptation des formations aux enjeux du système de santé, la gradation des soins et les GHT, le renforcement du management hospitalier, la régulation et les soins non programmés, la diversification des modes d’exercice et des parcours professionnels, la qualité et la pertinence des soins, le numérique, le financement et la tarification, l’élaboration du prochain projet de loi santé. 

Quatre mesures prioritaires
Mais parmi ces 10 chantiers, quatre mesures ont été jugées prioritaires et doivent être mises en œuvre sans attendre. Les médecins sont choyés, puique les premières mesures opérationnnelles sont le développement des communautés professionnelles de territoire et la création du statut des assistants médicaux. Mais aussi le financement de 400 postes de médecins généralistes ville-Hôpital dans les déserts médicaux, ainsi que la définition du modèle des hôpitaux de proximité. Et la poursuite de la réforme des études en santé. 

Premières mesures en 2019
La communication du ministère rappelle que d’ores et déjà, dès le 1er janvier 2019, des premières réformes sont mises en œuvre, grâce à l’adoption du PLFSS 2019. Il s’agit des premières négociations sur le périmètre du statut d’assistant médical, et la structuration des communautés professionnelles territoriales de santé (CPTS). En matière hospitalière, dès l’année prochaine, devraient apparaitre les premiers financements au forfait du diabète et de l’insuffisance rénale chronique. Et, pour que la qualité ne soit plus un vain mot, son financement hospitalier devrait passer de 60 à 300 millions d’euros. Quant au projet de loi qui devrait contenir l’ensemble des autres mesures du plan Ma santé 2022, il devrait être concerté dès cette fin d’année, pour être présenté au Parlement au cours du premier trimestre 2019. Si le ministère tient tant à démontrer qu’il s’active, c’est aussi parce qu’il y a le feu au lac : ce 20 novembre, l’ensemble des syndicats infirmiers ont appelé à une journée de mobilisation… Contre Ma santé 2022, jugé trop hospitalo-centré. Et, il est vrai que parmi toutes les mesures jugées prioritaires, aucune ne concerne les 600 000 infirmiers….

Portrait de Jean-Bernard Gervais

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