Télémédecine : Un quart des opérateurs épinglés par la répression des fraudes

Mauvais point pour les opérateurs de la télémédecine. D’après la première enquête de la DGCCRF sur leurs pratiques, 23 % d’entre eux présentaient des « anomalies ».

Un quart des entreprises de téléconsultation sur quatre s’adonneraient à des pratiques répréhensibles. C’est l’un des constats alarmants qui ressort de la première enquête de la DGCCRF sur ce marché balbutiant, mais florissant. « [Il s’agissait] d’une enquête exploratoire sur une prestation de services très nouvelle », a indiqué la directrice générale de l’organisation, Virginie Beaumeunier, lors d’une conférence de presse organisée le 22 avril dernier.

En tout, 103 contrôles ont été réalisés auprès de 69 opérateurs de télémédecine. Pour cette première enquête, ce sont surtout les pratiques des « sièges de plateformes et des officines de pharmacie proposant un service de téléconsultation » qui ont été décortiquées. Un travail d’envergure qui a permis de mettre à jour de nombreuses « anomalies » selon les mots de la DGCCRF.

Dans leur viseur notamment ? Des « défauts d'information sur les tarifs et les honoraires ». Ces derniers étaient « liés généralement à une méconnaissance de la réglementation », a indiqué la directrice générale. Mais également « une pratique commerciale trompeuse, telle que la présentation confuse d'un service de téléconseil, qui lui n'est pas pris en charge par l'assurance maladie, à la différence d'une téléconsultation », a poursuivi Virginie Beaumeunier. À noter que certaines « pratiques entre opérateurs, susceptibles de contrevenir au droit de la concurrence » ont également été répertoriées par l’organisation.

Pour l’heure pourtant, pas question de mettre un grand coup de pied dans la fourmilière. « Comme nous étions dans le cadre d'une enquête exploratoire auprès d'acteurs souvent nouveaux, nous avons privilégié les suites pédagogiques et correctives », a indiqué la directrice. Dans le détail, 12 avertissements et 5 injonctions à la mise en conformité ont été délivrés. « Mais évidemment, il faudra rester vigilant sur ce secteur », a conclu Virginie Beaumeunier.

Portrait de Julia Neuville

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