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Le gouvernement veut faire « toute la transparence » sur les soupçons de fraude aux examens cliniques objectifs structurés (ECOS) de juin dernier. Les ministres de la Santé, Stéphanie Rist, et de l’Enseignement supérieur, Philippe Baptiste, ont annoncé ce mardi le lancement d’une mission d’inspection conjointe de l’Inspection générale des affaires sociales (IGAS) et de l’Inspection générale de l’éducation, du sport et de la recherche (IGÉSR).
Cette mission flash « aura pour objectif d’établir précisément les faits, de lever tout doute et d’examiner les conditions d’organisation et de sécurisation des ECOS », indique les ministères dans un communiqué. « Elle devra également identifier, le cas échéant, les améliorations susceptibles de renforcer encore la robustesse et la sécurité de ces épreuves à l’avenir ». Ses conclusions doivent être remises aux deux ministres le 15 octobre.
Pas de remise en question des classements à ce stade
La polémique a éclaté après la diffusion d’une lettre anonyme de 18 pages attribuée à un étudiant en médecine, affirmant que des informations confidentielles, notamment des grilles d’évaluation, auraient circulé avant les ECOS organisés les 2 et 3 juin 2026. Des accusations qui, à ce stade, n’ont pas été établies.
Cette annonce gouvernementale intervient au lendemain d’un communiqué du Centre national de gestion (CNG), chargé notamment de superviser les ECOS, qui indiquait n’avoir relevé aucune anomalie statistique susceptible d’étayer l’hypothèse d’une fraude massive.
Malgré les demandes étudiantes de voir les ECOS devenir uniquement validants, gouvernement ne touche pas, pour l’heure, au classement des néo-internes. « En l’état des éléments disponibles, les résultats des épreuves pour la rentrée 2026-2027 ainsi que les affectations des futurs internes, actuellement en cours, ne sont pas remis en cause », précise le communiqué.
L’Union française pour une médecine libre et indépendante (UFMLS) réclame de son côté une enquête indépendante, dont le suivi associerait cinq externes et cinq internes de première année tirés au sort, avec accès à l’ensemble des éléments de l’enquête.