Sauve ta réa, un jour elle te sauvera : Une grève, mais surtout un cri du coeur

Rennes, Strasbourg, Montpellier, Rouen, Angers… Dans les villes françaises ce 11 mai, les personnels, éprouvés par la crise sanitaire, des services de réanimation et de soins intensifs de l’Hexagone sont allés battre le pavé. Une manifestation organisée par la CGT-Santé.

« Sauve ta réa, un jour elle te sauvera ». Blouse sur le dos, de nombreux personnels des services de réanimation ont scandé, hier, avec force ce slogan aux quatre coins de la France. De Perpignan à Vannes, en passant par Bordeaux, 110 services auraient répondu à l’appel de la CGT-Santé.

Le 3 mai dernier, le syndicat, soutenu par Sud, FO et CFDT, déposait un préavis de grève nationale principalement à destination des « personnels des services de réanimation de soins intensifs ». « Cette journée est la conséquence de l’absence de réponse du gouvernement face aux difficultés rencontrées lors des différentes vagues de la crise sanitaire en cours. », écrivait-il plus tard dans un tract. 

Un coup de poing sur la table qui visait à faire entendre des revendications claires. « Nouvelle bonification indiciaire », « des effectifs suffisants et sous statut pérenne », « l’augmentation des ratios personnels-patients » ; « une vraie reconnaissance de la pénibilité » ; « la reconnaissance règlementaire des compétences spécifiques », énumère la CGT.

Des attentes fortes qui ont trouvé un écho certain sur le terrain. « On a besoin de personnel pour avoir le temps de se former correctement, pour remplacer les collègues en arrêt maladie et pour pouvoir se reposer », confiait notamment à France Bleu Audrey, une manifestante et infirmière de réanimation de l’hôpital de Valence.

Et Nelly Costa, en poste en réa à Perpignan depuis 11 ans, d’ajouter auprès de L’Indépendant : « Nous pouvons travailler dans n'importe quel service mais en réanimation, il faut une formation spéciale pour pouvoir y faire ne serait-ce qu'un remplacement ». Même topo du côté de l’aide-soignante bordelaise, Marie-Pierre, qui confie au Parisien souhaiter que sa spécialité « soit reconnue comme un vrai métier ».

À côté de la pancarte « Sauve ta réa, un jour elle te sauvera », un ribambelle d’autres étaient tenues fermement par les manifestants. « Réa ignorée, personnel oublié », « Métier formidable, statut fort minable » ; « Patient intubés, soignants entubés », pouvaient ainsi lire les passants. Il ne reste plus qu’à espérer que le message passe (enfin) les grilles de l’Elysée.

Source: 
Portrait de Julia Neuville

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