Psychiatrie : 20 % des effets indésirables graves surviennent dans les 48 premières heures d’hospitalisation

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Mieux surveiller les personnes atteintes de troubles psychiatriques pendant les 48 premières heures de leur hospitalisation permettrait de diminuer le nombre de cas de mortalité prématurée et de prévenir la survenue d'effets indésirables liés à la prise de médicaments, selon une étude.

Psychiatrie : 20 % des effets indésirables graves surviennent dans les 48 premières heures d’hospitalisation

© Midjourney x What's up Doc

 

Publiés mardi, ces travaux sont les premiers en France à se pencher sur les « effets indésirables graves » - dont des décès - survenus pendant l'hospitalisation et les « transferts non programmés vers les services d'urgences générales », de personnes souffrant de troubles psychiatriques, expliquent leurs auteurs.

Si nombre d'études attestent de la mortalité plus élevée des personnes souffrant de troubles psychiatriques, comparée à la population générale (en raison d'un risque cardiovasculaire accru, de la prise de psychotropes, d'un accès limité aux soins), les causes potentielles de leurs décès survenus au sein d'un établissement psychiatrique n'ont pas été explorées.

Principalement par détresse respiratoire

Menée par des chercheurs du CHU et des soignants du Samu de Nîmes, et une fédération de psychiatres d'Occitanie, cette étude porte sur ces évènements au regard de divers facteurs (démographie, comorbidités, motifs de recours aux urgences, diagnostics, mortalité).

Il en ressort que 20 % des « effets indésirables graves » sont survenus au cours des 48 premières heures d'hospitalisation en psychiatrie, tandis que la mortalité à un mois après la survenue de ces évènements était de 10 %.

La moitié des 144 effets indésirables graves recensés (6,4 % de ces hospitalisations), dont « 137 transferts urgents non programmés » vers les services d'urgences générales, et « sept décès » étaient des urgences « principalement par détresse respiratoire ». Des effets secondaires liés à la prise de médicaments étaient suspectés pour 41 % des cas, une cause infectieuse pour 38 %.

https://www.whatsupdoc-lemag.fr/article/dr-michael-sikorav-psychiatre-et-bipolaire-la-psychiatrie-est-tres-en-retard-et-si-elle-na

Cette étude permet de cibler des axes d'amélioration, estiment ses auteurs, en particulier la nécessité d'instaurer une « surveillance accrue dans les 48 premières heures et une meilleure prévention » des effets secondaires liés à la prise de médicaments, ainsi qu'une « formation spécifique du personnel soignant » des urgences générales, notamment.

Avec AFP

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