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« Les hôpitaux vont encore souffrir, forcément, ils vont encore une fois s'adapter, que ce soit à Bordeaux », où sévit à proximité un très important feu de forêt, ou « partout sur le territoire », a déclaré Arnaud Robinet sur TF 1 ce matin.
« Il est clair que nos établissements ne sont pas adaptés au réchauffement climatique », a-t-il poursuivi, rappelant avoir « tiré la sonnette d'alarme il y a plusieurs années en demandant un fonds vert pour les hôpitaux, à l'image de ce qui s'est fait pour les communes ».
Si « certaines salles d'opération et maternités » sont climatisées, adapter les établissements « représente à peu près deux milliards d'euros par an » d'investissements, a précisé Arnaud Robinet.
Réaction, pas anticipation
Interrogé sur l'arrivée des 30 000 climatiseurs promis par le gouvernement d'ici à « début août », Arnaud Robinet a évoqué « quelques difficultés » sur le terrain. Certains appareils « qu'on ne peut pas brancher, d'autres fabriqués à l'étranger, qui ne correspondent pas aux normes », une « absurdité » lorsque des services départementaux d'incendie (SDIS) s'opposent à leur installation « pour raisons de sécurité ».
« Encore une fois, on réagit face à l'urgence, on n'a pas de stratégie sur le moyen et le long terme », a-t-il déploré.
Aujourd'hui, le CHU de Bordeaux « tient le choc », en accueillant des blessés et des résidents d'Ehpad, alors que « neuf établissements, Ehpad et établissements sanitaires et médico-sociaux, ont dû être évacués » en raison de l'incendie géant qui a entraîné l'évacuation de 220 000 personnes en Gironde, a poursuivi le président de la FHF.
« Un peu plus d'une centaine de résidents » ont dû quitter leur Ehpad, a-t-il précisé. « L'hôpital résiste grâce à la mobilisation des agents hospitaliers ».
Renforts sur le terrain
Des urgentistes - médecins et paramédicaux, équipes de Smur (ambulances du Samu) et assistants de régulation médicale (qui répondent aux appels au « 15 ») - sont partis de divers départements pour renforcer les établissements des zones touchées, en particulier le CHU de Bordeaux, a indiqué à l'AFP Agnès Ricard-Hibon, porte-parole du premier syndicat d’urgentistes, SUDF.
Ils participent à « prendre en charge les maladies chroniques et aiguës des personnes évacuées » dont celles, « très fragiles », venant des Ehpad, a-t-elle précisé.
Ces envois de renforts ont commencé par « des initiatives » de terrain, spontanées, mais sont désormais coordonnées par les autorités sanitaires, a-t-elle ajouté.
Météo-France prévoit une nouvelle vague de chaleur dans le sud-ouest à partir de demain avec des maximales jusqu'à 40 °C.
Avec AFP
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