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Selon un communiqué du centre hospitalier, les faits se sont produits aux alentours de 20 heures. L’homme, qui ne semblait pas être un patient, aurait d’abord tenté d’accéder au pavillon fermé ULISS, un secteur sécurisé du service psychiatrique. Son entrée ayant été empêchée, il s’est ensuite dirigé vers un autre pavillon, celui de court séjour psychiatrique, où il a brisé une fenêtre pour s’y introduire.
Une fois à l’intérieur, armé d’un couteau, il a menacé les soignants présents en criant « Allahou akbar » et en proférant des menaces de mort. Selon Le Figaro, le procureur de la République de Libourne, Loïs Raschel, a précisé mercredi que l’homme cherchait « un praticien nommément ciblé par ses propos. »
L’agresseur a pris la fuite
Le personnel, tout en protégeant les patients, a déclenché le système d’alarme. Leur réaction rapide a permis de repousser l’individu, qui a finalement pris la fuite. La direction du centre hospitalier Garderose a salué « l’attitude exemplaire des professionnels qui ont su réagir de manière parfaitement adaptée et déclencher les procédures de signalement, » rapporte Le Figaro.
L’agresseur avait également tenté un peu plus tôt de forcer l’entrée du pavillon ULISS, sans succès. L’enquête est confiée à la Communauté de brigades de la gendarmerie de Libourne. L’individu, toujours en cours d’identification, n’avait pas été interpellé au 15 mai.
Sécurité renforcée à l’hôpital Garderose
Suite à cet événement, la direction de l’hôpital a pris plusieurs mesures de sécurité. Les horaires d’ouverture de l’accès principal ont été réduits, et depuis mardi, le site est surveillé chaque nuit, de 20h à 6h, par un vigile. Le site est également fermé à la circulation dès 18h30.
« La communauté hospitalière libournaise tient à réaffirmer que l’hôpital public est, et doit rester, un lieu de soins où la violence n’a pas sa place », a déclaré l’établissement dans son communiqué.
Un représentant du personnel, interrogé par Ici Gironde, a exprimé l’inquiétude croissante des équipes face à un climat devenu anxiogène : « Même si le contexte est compliqué, l’établissement est en déficit de 16 millions d’euros […] depuis quelque temps, on est inquiet. Là, on est passé à deux doigts d’un drame. »
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