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« Les ministres vont signer un arrêté qui va être publié début avril pour rajouter 20 centres », a détaillé le cabinet de la ministre de la Santé, Catherine Vautrin, lors d'un point presse.
Au total, une centaine de sites - hôpitaux, cliniques... - pourront désormais procéder à ces tests dans le cadre d'une expérimentation à grande échelle qui permet déjà leur remboursement auprès des patientes concernées.
Cet Endotest, développé par la start-up française Ziwig, vise à diagnostiquer l'endométriose par un simple prélèvement de salive. Cette pathologie touche au moins une femme sur dix en âge de procréer, et peut causer d'importantes douleurs menstruelles ainsi qu'un gros risque d'infertilité.
La HAS a estimé que les données fournies par Ziwig ne permettaient pas, en l'état, de conclure définitivement à l'intérêt de ce test mais qu'elles étaient assez prometteuses pour justifier un essai à grande échelle, remboursé par l'Assurance maladie.
Le ministère souhaite que 25 000 femmes puisse bénéficier de Ziwig
Depuis mi-mars, des patientes testent donc ce dispositif dans des centres agréés, initialement au nombre de 80. L'objectif premier est de constituer une cohorte de 2 500 patientes mais le ministère souhaite qu'un total de 25 000 femmes puissent bénéficier de cette première étape.
Le test, qui coûte environ 800 euros, ne s'adresse pas à toutes les patientes potentiellement atteintes d'endométriose.
Il ne doit intervenir qu'après des examens par imagerie, au cas où ces derniers ne permettraient pas de conclure, malgré la présence de douleurs persistantes.
Le but est de pouvoir conclure à la nécessité ou non d'une opération chirurgicale par cœlioscopie, procédure invasive et aux résultats incertains.
Catherine Vautrin, qui se rend aujourd’hui sur le site industriel de Ziwig dans les Landes, exprime régulièrement son soutien marqué à l'Endotest, dont elle espère une généralisation après l'avis final de la HAS.
« Nous travaillons aujourd’hui autour d’un groupe de 2 500 femmes testées qui permettront à la Haute Autorité de santé de mettre en place un remboursement par la Sécurité sociale », confirme-t-elle dans un entretien à Sud Ouest.
« On avance aussi vite qu'on peut parce qu'on voit qu'il y a un vrai écho et une vraie demande » mais « on suivra l'ensemble des calendriers et des recommandations », précise-t-on au cabinet de la ministre.
Avec AFP
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