Le Pr Alain Gaudric réclame 1 moratoire sur l’usage des LBD et grenades de désencerclement

Presse auscultée. Professeur émérite et ancien chef du service ophtalmologie à l’hôpital parisien Lariboisière, le Pr Alain Gaudric réclame dans Libération l’ouverture d’un moratoire sur l’usage des LBD et des grenades de désencerclement.

N’en déplaisent à Christophe Castaner ou Emmanuel Macron qui refusent de voir les violences policières qui se déroulent régulièrement sous les yeux des Français, le nombre de graves blessures oculaires provoquées par les lanceurs de balle de défense et grenades de désencerclement est en forte hausse : deux cas recensés en 2016, un seul en 2017, mais 25 en 2018 et déjà 15 sur la période étudiée de 2019, selon une étude intitulée « Blessures oculaires causées par des armes non létales en France » et publiée le 2 novembre dans la revue médicale britannique The Lancet.
 
Aux côtés de Bahram Bodaghi et de José-Alain Sahel, le Pr Alain Gaudric, professeur émérite et ancien chef du service ophtalmologie à l’hôpital parisien Lariboisière, a recensé l’ensemble de ces blessures. Et réclame dans Libération l’ouverture d’un moratoire sur l’usage des LBD et des grenades de désencerclement. Le Pr Laurent Thinès a également lancé en janvier dernier une pétition pour demander un moratoire sur l’utilisation des armes dites "moins létales" (lire ici son interview sur le sujet).
 
Reçu le 7 novembre par le ministère de l’Intérieur, le Pr Alain Gaudric raconte à Libération que ses interlocuteurs de la place Beauvau « semblaient ennuyés qu’on donne cette publicité à ces blessures graves, et que cela vienne de médecins ». Mais aussi que son audition au ministère « ne s’est conclue par aucun signal laissant penser que cette politique pouvait changer ».
 
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Portrait de Julien Moschetti

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