Le gouvernement temporise sur l'avenir des maternités

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Le gouvernement a présenté hier les premières recommandations d'un comité d'experts sur la santé périnatale mais a repoussé à octobre ses conclusions sur le sujet le plus sensible : l'offre de maternités à travers le territoire.

Le gouvernement temporise sur l'avenir des maternités

© Midjourney x What's up Doc

 

« Ces premières conclusions sont articulées autour de trois grands axes : la gouvernance de la politique périnatale, la qualité et la sécurité des soins, et l’égalité de l’accès à l’offre de soins », a détaillé dans un communiqué le ministère de la Santé.

Stéphanie Rist avait demandé en début d'année à trois soignants - la sage-femme Éliette Bruneau, le pédiatre Elsa Kermorvant et le gynécologue Loïc Sentilhes - de travailler pour juin à un rapport sur les pistes d'amélioration de la santé périnatale.

Cette demande s'inscrit dans un contexte où experts et autorités sanitaires s'inquiètent d'une hausse persistante de la mortalité infantile en France, désormais dans le bas du tableau européen, et dont les causes restent pour certaines mal expliquées.

Le déroulé de ces travaux avait, toutefois, été critiqué par certaines sociétés savantes, dont le collège des gynécologues obstétriciens (CNGOF), qui reprochaient un manque de transparence et de représentativité quant aux personnalités choisies.

Très critiquée, l'absence d'un anesthésiste-réanimateur a été corrigée par le ministère avec la nomination d'une quatrième experte, issue de cette spécialité, Marie-Pierre Bonnet.

Créer une instance nationale dédiée

En fin de compte, les experts se sont accordés sur plusieurs points, dont la création aussi vite que possible d'une « instance nationale de la périnatalité, rassemblant l’ensemble des professionnels, usagers et administrations concernés ».

Les experts recommandent de revoir en profondeur la législation encadrant le secteur, une demande commune aux médecins comme aux sage-femmes qui jugent largement obsolètes ces décrets remontant à 1998. Stéphanie Rist s'est engagée à le faire, dans le cadre de recommandations de la Haute autorité de santé (HAS), attendues pour la fin de l'année.

Mais le ministère a reporté à plus tard le sujet le plus sensible : l'offre de maternités, un sujet qui oppose depuis plusieurs années élus locaux et sociétés de médecins.

Les premiers présentent les fermetures de petites maternités comme une cause première de la dégradation des soins périnataux. Les seconds sont nombreux à estimer que ces établissements représentent, au contraire, un danger pour les futures mères et leur bébé car ils ne pratiquent pas assez d'accouchements.

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Le comité a proposé « une méthode permettant d’analyser et de faire évoluer l’offre de maternités en repartant d’un diagnostic partagé avec tous les acteurs locaux », rapporte le ministère, qui « souhaite que ce travail se poursuive d’ici fin octobre ».

Avec AFP

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