Le collectif Stop-Postillons milite pour le masque obligatoire dès 6 ans

Le collectif de professionnels de santé Stop-Postillons milite pour le port obligatoire du masque dès 6 ans à l’école primaire, en se basant sur des études récentes.  

« Le masque à l’école est une barrière supplémentaire entre familles. Si les parents se protègent par leurs masques au travail, mais que les enfants se transmettent le virus à l’école, la contamination se fait de foyer en foyer par cette brèche… », vient de déclarer le collectif de professionnels de santé Stop-Postillons qui milite depuis mai pour le port obligatoire du masque dès 6 ans à l’école primaire, précise un communiqué daté du 9 septembre.
 
Pour justifier sa position, le collectif rappelle que les enfants de moins de 10 ans peuvent être contaminés et contaminants et que ceux-ci peuvent se contaminer entre eux. Il évoque notamment le cas d’une colonie de vacances en Géorgie qui a fait l’objet d’un article en août 2020. Les enfants de toute catégories d’âge ont été touchés, en particulier les 6-10 ans. « Difficile alors de garder l’hypothèse que les enfants sont peu symptomatiques, peu contaminants avant 10 ans », conclut le collectif.
 
Par ailleurs, il n’y a aucun débat sur le fait que les enfants symptomatiques soient contaminants, considère le collectif qui cite l’European Center for Disease Control and Prevention qui a déclaré le 6 août : « Lorsqu’ils présentent des symptômes, les enfants répandent le virus en quantités similaires à celles des adultes et peuvent infecter les autres de la même manière que les adultes ».

Les enfants asymptomatiques transmettent le virus ?

Mais il est également probable que les enfants asymptomatiques transmettent le virus, estime le collectif : « Si un enfant peut être contaminant lorsqu’il est symptomatique, il est difficile d’expliquer qu’il ne le soit absolument pas en étant asymptomatique. »
 
Cette hypothèse est basée sur deux études d’août 2020. Publiée dans le JAMA Pediatrics, la première révèle qu’un taux élevé d’enfants infectés peut être asymptomatique ou présymptomatique. Mais aussi que les individus asymptomatiques et symptomatiques peuvent excréter le virus pendant des périodes prolongées (2 à 3 semaines) indépendamment des symptômes.
 
Publiée dans The Journal of Pediatrics, la deuxième étude a découvert que la charge virale chez les enfants en phase asymptomatique/première infection était significativement plus élevée que chez les adultes hospitalisés atteints d’une maladie grave avec plus de 7 jours de symptômes.

Rentrée difficile

Enfin, le collectif rappelle que le masque a pour vocation de « réduire l’ensemble des viroses respiratoires et la fréquence des symptômes induits… et donc de préserver au maximum la scolarisation, le système de santé et l’économie ». Or, depuis début septembre, « les viroses ont aussi fait leur rentrée », ce qui « pèse lourdement sur le système de santé, avec des délais de PCR qui ont littéralement explosés sur la première quinzaine de septembre. »
 
Tout cela pèse également lourdement sur le système éducatif, « avec un absentéisme scolaire par période de quatorzaine, des classes voire des écoles qui ferment », poursuit le collectif qui estime que cela va aussi peser lourdement sur le système économique, avec des arrêts de travail longs et répétés.
 
Et de conclure : « Nous, médecins généralistes qui soignons des enfants au quotidien, nous savons qu’il n’y a pas une seule classe où tous les enfants sont présents et asymptomatiques, ne serait-ce qu’une semaine l’hiver ! Ne pas imposer le masque va peser lourdement sur tout cela ! »
 

Portrait de Julien Moschetti

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