L'ANJMIR tire la sonnette d'alarme

L'Association Nationale des Jeunes Médecins intensivistes Réanimateurs (ANJMIR) alerte sur le nombre limité de places pour leur spécialité. 

Les ECNi se sont terminées il y a de ça quelques semaines, et les futurs internes sont sur le point de choisir leur spé. L’inquiétude qui anime l’ANJMIR, c’est le nombre de places pour des postes d’internes en médecine intensive-réanimation. L’année dernière, ce chiffre s’élevait à 72… 

Une spé en voie d’extinction? 

Quand on sait qu’il y a 5000 lits de réanimation sur le territoire, et qu’un tiers des médecins réanimateurs ont plus de 50 ans… Pour l’ANJMIR il est temps de RÉAGIR ! Au vu de la crise sanitaire actuelle, et afin d’être armé pour d’autres situations similaires, le nombre de lits va sensiblement augmenter. Tous ses facteurs réunis mèneront à une pénurie de praticiens d’ici une dizaine d’années. 

C’est pourquoi l’asso demande une évolution significative du nombre de postes ouverts aux internes en médecine intensive-réanimation. L’année dernière, 72 postes étaient disponibles, ce qui est jugé insuffisant. C’est pourquoi, aujourd’hui, la demande des acteurs de terrains -ARS et coordinateurs régionaux- est de 101 postes. Et il est URGENT que ce souhait soit respecté. L’idéal serait d’arriver rapidement à 150. Pourquoi 150? Pour la simple et unique raison, que c’est le chiffre qui permettrait d’atteindre le ratio 10 médecins pour 15 lits de réa et ainsi assurer une prise en charge pour tout le monde.

Portrait de Mélanie Philips

Vous aimerez aussi

Le projet de réforme des retraites fait courir un « gros risque » aux PH, estime le SNPHARE (Syndicat national des praticiens hospitaliers...
Les préparations magistrales homéopathiques sont exclues du remboursement de l'assurance maladie dès ce 1er septembre. 

Le gros dossier

 

Le magazine What’s Up Doc est édité par l’agence Planète Med.