La grève des urgences au plus haut selon Inter-urgences, qui tâcle Hospimedia

Les urgentistes de l'hôpital Saint-Antoine (AP-HP) maintiennent le piquet de grève, car leurs revendications n'ont pas été écoutées. 

Alors que la canicule plonge une grande partie de la France dans la léthargie et fait craindre un afflux aux urgences, le Collectif Inter-Urgences à l’origine d’un conflit dans les SAU depuis le mois de mars dernier, a tenu à mettre les point sur les i en démentant des informations publiées par le media en ligne Hospimedia.

Selon un communiqué de ce collectif (ci-dessus), « un article de presse publié par Hospimedia le 19 juillet laisse entendre, alors que le problème des urgences reste entier, que les urgences de l’hôpital Saint-Antoine poursuivrait la grève par solidarité avec ses collègues de province ».  L’article en question soutenait que « les récentes annonces de l'AP-HP pour mettre fin au conflit qui secoue ses urgences ont reçu un soutien massif à Saint-Antoine, hôpital à la source d'une mobilisation devenue nationale. Mais la grève perdure par soutien avec les services de province ».
Et de citer le résultat d’une consultation menée par le Collectif Inter-urgences sur les mesures proposées par le gouvernement (170 créations de poste, 300 euros nets d’augmentation de prime et d’intéressement…), où « 89% des agents ont déclaré approuver ces mesures ».
Le Collectif apporte un démenti, en stipulant que « les soignants sont bien solidaires mais s’ils restent en grève, c’est parce qu’en premier lieu les revendications nationales ne sont pas satisfaites ». Car, au-delà des revendications salariales, le Collectif estime que le premier enjeu de cette grève « reste la qualité de prise en soins des patients pour ne plus avoir de morts sur les brancards ou pour cause de retour précoces à domicile ». Et d’accuser le gouvernement de n’avoir rien fait sur le sujet, car la mission nationale et le contrat zéro brancard, censés répondre à ces questions, ne rendront pas d’éléments de réponses avant la fin de l’automne. 

En attendant ce sont maintenant 200 services qui sont en grève, « dans l’immobilisme le plus complet des pouvoirs publics ». 

Portrait de La rédaction

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