"Il est décédé, comme malheureusement presque tous les patients en coma anoxique", a déclaré à l'AFP le Pr Frédéric Adnet, chef du Samu de Seine-Saint-Denis, confirmant une information du Parisien.
Très tôt dans la matinée du 29 mars, cet homme qui travaillait à l'agence de Neuilly-sur-Marne, a eu un malaise cardiaque avant même de commencer le travail, avait relaté la semaine dernière à l'AFP son employeur, la Sepur, entreprise spécialisée dans la collecte et le tri des déchets.
Appelées, les équipes du Samu ont alors pratiqué sur lui une réanimation cardio-pulmonaire durant près d'une heure, avant de constater sa mort.
Mais une demi-heure après la déclaration officielle du décès, les forces de l'ordre ont noté des signes de vie sur le patient. Une équipe du Samu, revenue sur place, a effectivement constaté que son cœur battait.
Il a alors été transporté au service de réanimation à l'hôpital de Montfermeil "dans un état désespéré".
Ce phénomène médical rarissime est nommé "phénomène de Lazare", en référence à Lazare de Béthanie, ressuscité par le Christ dans la Bible. Or "dans le phénomène de Lazare, on n'a jamais vraiment de survivant", a expliqué le Frédéric Adnet.
Avec AFP
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