Jean-François Delfraissy et Jean Rottner évoquent de plus en plus clairement un reconfinement

L'heure est à la mobilisation. Ce matin sur les ondes de RTL et France Info, Jean-François Delfraissy et Jean Rottner ont évoqué très clairement un reconfinement dans "10 à 15 jours". 

Si pour l’heure aucune annonce officielle de reconfinement n’a été prononcée par les autorités sanitaires, de nombreux experts commencent par l’évoquer de manière de plus en plus ouverte. Ce matin invité sur RTL, le professeur Jean-François Delfraissy, président du comité scientifique Covid19, a indiqué que cette deuxième vague « sera sûrement plus forte » que la première. Il a ajouté qu’il était surpris par « la brutalité de ce qui est en train de se passer depuis 15 jours, peut-être lié à un refroidissement et au fait que ce virus est relativement sensible au climat ». Selon lui, il y a probablement plus de 50 000 cas par jour, voire 100 000. Pour contrer la propagation de ce virus, le professeur Delfraissy évoqué deux hypothèses : un couvre-feu plus massif, "dans ses horaires, son étendue ». Et si dans 10 ou 15 jours, la courbe des nouvelles contaminations continue de progresser, alors on pourrait se diriger vers un reconfinement.

Le Dr Jean Rottner, président de la région Grand Est, pense la même chose. Dans un tweet, le Dr Jean Rottner, urgentiste, pense « avec certitude que nous allons vers un confinement. Différent du premier. »

Il a réitéré ce message sur France info ce matin, en modérant, néanmoins, ces certitudes en la matière : « C'est plus un sentiment et une crainte aujourd'hui. La certitude dans ce domaine-là, je pense qu'il faut rester extrêmement modeste et extrêmement humble. Mais comme médecin, j'ai le sentiment que les chiffres sont implacables. Plus de 50 000 cas positifs dimanche, 12 000 hospitalisations supplémentaires, 1 800 personnes en réanimation, mais surtout, nous avons passé le seuil de 1 000 morts par semaine. »
Aussi, il évoque plus volontiers un reconfinement adapté : « Quand dans certaines régions de notre territoire national, on a plus de 1 000 cas positifs pour 100 000 habitants, ce sont peut-être des zones sur lesquelles il faut insister plus particulièrement. Cela veut dire qu'il faut préserver une forme d'activité économique, qu'il faut adapter nos transports en commun et étaler les heures de prise de travail, il faut peut-être conserver l'activité scolaire, tout cela je demande simplement que nous puissions en discuter avant qu'il ne soit trop tard, avant que la situation soit trop urgente. »

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