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La scène s’est déroulée jeudi 27 août, vers 7 heures, dans le service de réanimation de l’hôpital de Bourgoin-Jallieu (Isère). Selon les informations du Dauphiné Libéré, une patiente de 26 ans s’en est prise à plusieurs membres du personnel soignant, mordant certains d’entre eux, distribuant coups de pied et coups de genou et leur crachant au visage.
La jeune femme aurait également proféré des menaces de mort particulièrement explicites à l’encontre des médecins et des soignants : « Je vais en prendre pour 20 ans. Mais je vais vous tuer, vous égorger. Je connais vos visages, je reviendrai dans le service. »
Les policiers du commissariat de Bourgoin-Jallieu ont été appelés pour la maîtriser. La patiente les aurait à leur tour insultés et menacés. Conduite au commissariat, elle s’en est ensuite prise à quatre policiers, dont l’un a été blessé, rapporte le quotidien régional.
Une patiente déjà condamnée pour des violences envers des soignants
La jeune femme avait été hospitalisée après avoir ingéré des médicaments dans un train. À son réveil en réanimation, son comportement serait rapidement devenu agressif. Elle aurait notamment lancé : « Je suis bannie du CHU de Grenoble, je n’ai pas peur d’être à Bourgoin-Jallieu ! », avant de poursuivre ses violences et de briser un pied de son lit médicalisé.
Selon le quotidien, la jeune femme est déjà connue de la justice et a été condamnée à neuf reprises, principalement pour des violences commises contre des professionnels de santé, des membres des forces de l’ordre ou du personnel pénitentiaire. Elle faisait également, depuis 2021, l’objet d’une interdiction de séjour à l’hôpital de Grenoble.
Le quotidien ajoute qu’elle souffre de troubles psychiatriques depuis l’enfance et qu’une expertise réalisée en 2022 avait conclu à une altération de son discernement en lien avec de graves troubles de la personnalité.
https://www.whatsupdoc-lemag.fr/article/violence-contre-les-medecins-des-chiffres-et-pourtant
Une nouvelle expertise psychiatrique ordonnée
Face au tribunal, la prévenue a présenté ses excuses aux victimes et déclaré ne pas se souvenir des violences : « Ça faisait un moment que je n’étais pas bien, psychologiquement, psychiatriquement. J’avais pris le train, puis j’ai avalé des médicaments. Quand je me suis réveillée, je n’ai plus souvenir du mal que j’ai pu faire. Je suis désolée. Pardon. »
Elle a également décrit les difficultés rencontrées pour obtenir une prise en charge dans les périodes de crise : « Ma mère a appelé le Samu. Moi, ma conseillère Spip… Mais quand c’est une situation d’urgence, on se retrouve face à rien. »
Son avocate, Me Marie Glérean, a demandé un délai afin de préparer sa défense et la réalisation d’une nouvelle expertise psychiatrique. Le tribunal a accepté cette demande. L’audience a été renvoyée au 15 octobre. Dans l’intervalle, la jeune femme a été maintenue en détention et écrouée à Corbas.