Grève des urgences : non à la politique d’opposition entre services !

211 services d’urgences sont désormais en grève, selon le collectif Inter-Urgences qui en profite pour rappeler qu’il refuse catégoriquement la politique d’opposition entre services.

Et ça continue, encore et encore, c’est que le début d’accord, d’accord… Le 9 juillet dernier, 183 services d'accueil des urgences (SAU) et services mobiles d'urgence et de réanimation (Smur) étaient en grève, selon le collectif Inter-Urgences. Le nombre de services en grève est ensuite passé à 200, le 24 juillet dernier, puis à 211, le 29 juillet dernier.

L’occasion pour le collectif Inter-Urgences de faire le constat suivant dans un commmuniqué : « la majorité des services n’a pas vu la couleur des enveloppes fléchées pour pallier aux difficultés estivales ». À titre d’exemple, la semaine dernière, 103 « hospitalisations brancards » ont été comptabilisées à Saint-Nazaire. Cela montre donc la « nécessité absolue de stopper les fermetures de lits et de revoir l’enjeu du capacitaire  », réclame le collectif depuis plusieurs mois. 

Assemblée générale le 10 septembre  

Et d’ajouter que « les recrutements aux urgences se feront au détriment d’autres activités, comme la médecine et la chirurgie » car le budget global des hôpitaux n’est pas augmenté. Or, le collectif Inter-Urgences refuse « catégoriquement cette politique d’opposition entre services » car les patients arrivants aux urgences « relèvent de la prise en charge de l’hôpital dans son ensemble ».
 
Le collectif estime enfin que la qualité des soins dispensés dans les services ne doit pas être impactée par les demandes légitimes du personnel des services d’urgences. En effet, ses revendications (amélioration des conditions de travail, revalorisation salariale, effectfs supplémentaires…) sont « l’affaire de l’ensemble des paramédicaux. »
 
Telles sont les raisons pour lesquelles le collectif appelle l’ensemble des services mobilisés et en grève à se rencontrer lors d’une assemblée générale le mardi 10 septembre prochain. Le lieu et l’horaire seront bientôt définis.
 
Le message envoyé au gouvernement est donc on ne peut plus clair : ce n’est pas la période estivale qui essoufflera le mouvement social qui a démarré depuis plus de trois mois. La rentrée s’annonce donc torride comme une bonne vieille canicule !

Portrait de Julien Moschetti

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