Faux départ pour le vaccin Johnson & Johnson

Il arrivait en grande pompe avec une semaine d’avance, il n’a finalement pas eu le temps de tremper un orteil dans la piscine vaccinale qu’il se voit ramener sur les bords du bassin.

Nouveau rebondissement dans la saga des vaccins. On s’y habituerait presque à lire une info un jour et voir déferler les messages d’alerte le lendemain, pour que finalement tout revienne à la situation de départ, la confiance des usagers en moins.

Dernier appelé sur le banc des accusés, la vaccin Janssen, filiale du laboratoire Johnson & Johnson. Il était censé entrer dans le circuit ce lundi 12 avril, avec une semaine d’avance, ce qui semblait un exploit vu la lenteur ambiante quand on associe les mots « Europe » et « vaccins ».

Mais une fois n’est pas coutume, il ne faut pas parler trop vite. L’utilisation de ce vaccin a été mise en pause dès le 13 avril. La Food and Drug Administration américaine a publié un communiqué dans lequel elle affirme être « en train d’enquêter sur six cas rapportés, aux Etats-Unis, de personnes ayant développé des cas sévères de caillots sanguins après avoir reçu le vaccin ». La FDA a également recommandé une pause dans son utilisation. L’entreprise a annoncé dans la foulée vouloir retarder son déploiement en Europe.

A ce stade, les cas recensés semblent très rares avec six pour 6,8 millions de doses administrées. Mais on ne peut évidemment pas se passer du principe de précaution en matière de santé. Les Centres pour le contrôle et la prévention des maladies (CDC) se réunissent mercredi pour évaluer ces cas et l’agence du médicament américaine passera ensuite en revue leurs conclusions.

Du côté européen, l’EMA étudie également ces cas avec attention en collaboration avec le groupe pharmaceutique. On ne sait donc pas pendant combien de temps sera reporté l’entrée en scène du vaccin et quelles seront les conclusions adoptées. L’Afrique du Sud a quant à elle également suspendu dès mardi 13 la vaccination avec la formule établie par Johnson & Johnson. 

Portrait de Constance Maria

Vous aimerez aussi

Pronostic vital engagé. Et c’est celui de la santé publique. Des coupes budgétaires et un personnel épuisé, la santé ne doit plus passer en second...

Moins d’injections à risque, moins de passages aux Urgences, moins d’overdoses, moins d’abcès, moins d’endocardites… Cinq ans après leur lancement,...

La ministre de la Transition écologique, Barbara Pompili, a présenté vendredi 7 mai le nouveau plan national santé et environnement. Dans le viseur,...

Le gros dossier

 

Le magazine What’s Up Doc est édité par l’agence Planète Med.