Dix mois ferme pour l’agression d’un interne à Gonesse

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Une peine exemplaire de 10 mois ferme pour l'agresseur de Gonesse

L’agresseur d’un interne au centre hospitalier de Gonesse a été condamné à 18 mois de prison, dont 8 avec sursis.
 

La justice a répondu rapidement et fermement à l’agression d’un jeune interne au CH de Gonesse (Val-d'Oise). Dans la nuit du 25 au 26 décembre, vers 2 heures du matin, un homme accompagnant un enfant aux urgences pédiatriques de l’établissement s’en était pris au soignant en le frappant au visage. Jugés au tribunal de Pontoise le 27 décembre en comparution immédiate, les faits ont donné lieu à une condamnation à dix mois de prison ferme avec effet immédiat, auxquels s’ajoutent huit mois avec sursis.

Fracture du nez, amnésie

Le directeur de l’Agence régionale de santé, Aurélien Rousseau, relève « l’exemplarité et la rapidité de la réponse pénale pour sanctionner un acte intolérable ». Un acte d’autant plus difficile à comprendre que les fait qui ont mené à l’agression restent flous. Dans un post sur sa page Facebook, l’interne rapporte une amnésie des faits. Il avait été retrouvé inconscient par ses collègues, à la suite de l’agression.

Une agression d’autant plus incompréhensible que l’enfant avait été pris en charge après seulement vingt-conq minutes d’attente. Il était alors installé dans une salle de consultation, d’après un communiqué du CH de Gonesse.

Après intervention du service de sécurité de l’hôpital, puis de la police, l’agresseur avait été interpellé et placé en garde à vue. Sa victime attend désormais la suite des évènements, et d’une demande de dommages et intérêts. Il souffre notamment de fractures de l’os nasal. « Chers soignants, ne perdez pas espoir, il y a une justice », a-t-il publié à la suite de la décision du tribunal de Pontoise. « N’hésitez pas à partager pour le faire savoir ».

Portrait de Jonathan Herchkovitch

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